Microbiote – Lorica / archive OVH https://ovh.lorica.fr Compléments alimentaires de qualité ! Mon, 30 Jun 2025 16:00:18 +0000 fr-FR hourly 1 https://i0.wp.com/ovh.lorica.fr/wp-content/uploads/2022/10/apple-icon-180x180-1.png?fit=32%2C32&ssl=1 Microbiote – Lorica / archive OVH https://ovh.lorica.fr 32 32 211185261 Quand prendre des probiotiques ? https://ovh.lorica.fr/quand-prendre-des-probiotiques/ Wed, 19 Mar 2025 10:34:56 +0000 https://lorica.fr/?p=55654 Quand prendre des probiotiques ? Dans cet article : Introduction  Qu’est-ce que le microbiote ? Le microbiote intestinal : un...

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Quand prendre des probiotiques ?

Quand prendre des probiotiques

I. Quand prendre des probiotiques ? - Introduction :

Notre intestin abrite un écosystème vivant composé de milliards de micro-organismes.

Cet ensemble, appelé microbiote intestinal, participe à l’équilibre des muqueuses et interagit en permanence avec notre organisme.

Pourtant, notre mode de vie modernestress, alimentation transformée, excès de sucre – peut perturber cette harmonie et générer des déséquilibres.

Tout le monde parle des probiotiques mais quand prendre des probiotiques et dans quelles situations sont-ils réellement utiles ?

Cet article vous éclaire sur leur rôle, les signes qui peuvent indiquer un besoin et les meilleures habitudes à adopter pour entretenir votre microbiote, pour vous et votre famille.

II. Quand prendre des probiotiques ? - Qu’est-ce que le microbiote ?

Le microbiote désigne l’ensemble des micro-organismes (bactéries, virus, champignons) qui vivent dans et sur notre corps.

Il existe plusieurs types de microbiotes :

  • Le microbiote intestinal (le plus étudié) se situe dans nos intestins et joue un rôle clé dans la digestion, l’immunité et même notre humeur.

     

  • Le microbiote cutané protège notre peau contre les agressions extérieures.

     

  • Le microbiote vaginal participe à l’équilibre intime.

Le microbiote se met en place dès la naissance.

Lors de l’accouchement, le bébé est exposé aux bactéries de sa mère, ce qui constitue son premier contact avec ces micro-organismes.

Par la suite, l’allaitement, l’alimentation et l’environnement façonnent ce microbiote unique à chacun.


💡 Le saviez-vous ? Un microbiote équilibré se compose d’une grande diversité de bactéries. Plus il est riche et varié, plus il est résistant aux agressions !

III. Quand prendre des probiotiques ? - Le microbiote intestinal : un équilibre à préserver :

Comment faire pour avoir un bon microbiote ?

Le microbiote intestinal est une communauté bactérienne essentielle à notre bien-être.

Pourtant, plusieurs facteurs du quotidien peuvent venir perturber son équilibre.

A. Une alimentation déséquilibrée :

L’alimentation moderne est souvent riche en produits transformés, en sucres raffinés et en additifs.

Or, ces éléments peuvent influencer la diversité bactérienne du microbiote :

  • Les sucres raffinés favorisent la prolifération de micro-organismes opportunistes et peuvent appauvrir certaines souches bénéfiques.

  • Les additifs alimentaires présents dans de nombreux plats industriels peuvent altérer la perméabilité intestinale.

  • Les levures en excès (pain blanc, pâtisseries, bière) peuvent venir déséquilibrer la flore intestinale et favoriser un terrain propice aux désagréments digestifs.

  • Les aliments pauvres en fibres (plats industriels, charcuterie, fast-food) ne nourrissent pas les bonnes bactéries.

Nous vous proposerons des aliments à privilégier dans la suite de cet article pour mieux comprendre quoi manger pour le microbiote intestinal.

B. Le stress :

Le stress influence l’équilibre du microbiote intestinal de plusieurs façons, notamment en modifiant la composition et la diversité des bactéries qui le composent.

L’intestin et le cerveau sont en communication permanente via l’axe intestin-cerveau. En situation de stress, le cerveau envoie des signaux qui peuvent modifier le fonctionnement intestinal :

  • Modification du transit : accélération (diarrhée) ou ralentissement (constipation).
  • Augmentation de la perméabilité intestinale : le stress peut fragiliser la paroi de l’intestin, laissant passer des molécules indésirables dans le sang (effet “intestin perméable”).

Un microbiote perturbé peut aussi agir en retour sur le cerveau, amplifiant l’anxiété et le stress.

 

Un microbiote équilibré contient une grande variété de bactéries bénéfiques. Or, le stress :

  • Favorise la prolifération de certaines bactéries opportunistes, au détriment des bonnes souches.
  • Réduit la diversité bactérienne, ce qui affaiblit l’ensemble du microbiote et peut perturber l’immunité et la digestion.

 

Le microbiote joue un rôle clé dans l’immunité. En effet, un stress chronique peut :

  • Altérer la réponse immunitaire, rendant l’organisme plus vulnérable aux infections digestives.
  • Favoriser des réactions inflammatoires dans l’intestin (inconforts, ballonnements).

 

Le stress influence aussi vos comportements alimentaires :

  • Il peut pousser à manger plus d’aliments sucrés ou transformés qui favorisent le déséquilibre du microbiote.
  • Il peut provoquer une perte d’appétit, impactant l’apport en nutriments essentiels au fonctionnement normal du microbiote.

     

💡 Conseil pratique : prendre le temps de manger calmement, dans un environnement apaisé, sans écrans ni distractions, pour favoriser une digestion normale.

C. Le sommeil :

Un sommeil insuffisant ou de mauvaise qualité peut perturber l’équilibre du microbiote intestinal, principalement en raison de son impact sur les rythmes biologiques, l’immunité et le métabolisme.

L’intestin fonctionne selon une horloge biologique.

Un sommeil irrégulier ou un coucher tardif peut altérer la diversité bactérienne et favoriser l’implantation de bactéries opportunistes moins bénéfiques.

Un mauvais sommeil modifie la production de certaines hormones, notamment la ghréline (hormone de la faim) et la leptine (hormone de la satiété).

Cela peut davantage accentuer les envies de manger des aliments riches en sucres et en graisses qui nuisent à l’équilibre du microbiote.

 

💡 Conseil pratique : favoriser un coucher à heure fixe, limiter les écrans le soir et éviter les repas trop lourds pour ne pas perturber la digestion et le microbiote.

D. L’activité physique et le microbiote :

L’exercice physique a un effet bénéfique sur le microbiote, à condition d’être pratiqué de manière régulière et adaptée.

Une activité physique modérée favorise la prolifération de bactéries bénéfiques qui participent à une meilleure digestion et à une bonne assimilation des nutriments.

L’exercice libère des endorphines et aide à mieux gérer le cortisol, l’hormone du stress. Or, comme vu précédemment, un excès de stress peut altérer la composition du microbiote.

Le sport permet une circulation sanguine normale et contribue à mieux gérer l’inflammation intestinale.

L’activité physique aide également les muscles intestinaux à fonctionner normalement, ce qui aide à éviter la stagnation des aliments et favorise un équilibre normal du microbiote.

IV. Quand prendre des probiotiques ? :

Les probiotiques sont des micro-organismes vivants (bactéries et levures) qui viennent soutenir l’équilibre du microbiote intestinal.

Ils ont été découverts au début du XXᵉ siècle par le biologiste russe Élie Metchnikoff qui a observé les bienfaits des ferments lactiques sur la longévité des populations des Balkans.

Aujourd’hui, on retrouve ces micro-organismes dans certains aliments fermentés (yaourt, kéfir, choucroute, miso, etc.) et sous forme de compléments alimentaires.

Les probiotiques ont un effet bénéfique sur la santé de l’hôte en concourant à l’équilibre de la flore intestinale.

Mais comment savoir si votre organisme en a besoin ?

Voici les principaux signes qui peuvent indiquer un déséquilibre du microbiote.

A. Lorsqu’on ressent des déséquilibres digestifs :

Une digestion irrégulière peut être un signe que le microbiote a besoin de soutien.

Par exemple, un microbiote déséquilibré peut générer une fermentation excessive des aliments, provoquant des ballonnements, des inconforts abdominaux ou une sensation de lourdeur. Les bactéries vont aider à décomposer des aliments pour prévenir cette fermentation.

Le microbiote joue un rôle clé dans la fonction normale du transit intestinal. Une flore déséquilibrée peut perturber le transit et donc l’absorption des nutriments. En privilégiant la diversité bactérienne, les probiotiques peuvent soutenir votre système digestif.

 

Si certains aliments, notamment ceux riches en fibres ou en lactose, deviennent difficiles à digérer, cela peut indiquer un microbiote fragilisé. Les bactéries peuvent soutenir la barrière intestinale et aider à mieux tolérer les aliments.

B. Lors d’une alimentation déséquilibrée :

Une alimentation riche en sucres, en levures ou en additifs peut perturber la flore intestinale en favorisant la prolifération de bactéries opportunistes au détriment des bactéries bénéfiques.

Les bactéries bénéfiques (comme les Propionibacterium et Lactobacillus) peuvent accompagner un rééquilibrage alimentaire et participer à l’assimilation des nutriments.

 

💡 Conseil pratique : associez votre prise de probiotiques à une alimentation riche en fibres prébiotiques (banane, ail, oignon, poireau, asperge) qui nourrissent les bonnes bactéries et renforcent leur activité.

C. Lors de périodes de stress ou de fatigue :

Nous l’avons vu précédemment, un microbiote fragilisé peut être influencé par des périodes de stress, de changement ou de fatigue.

Les bonnes bactéries peuvent agir comme un tampon protecteur en modulant l’axe intestin-cerveau.

Elles peuvent favoriser la production de neurotransmetteurs comme la sérotonine qui influence l’humeur et le bien-être, prévenant ainsi les effets négatifs du stress sur l’intestin.

Elles participent à la fonction normale du cortisol, l’hormone du stress, qui lorsqu’elle est produite en excès peut altérer la barrière intestinale.

Nous venons de voir quand prendre des probiotiques et en quoi ils peuvent être une solution adéquate pour rééquilibrer le microbiote intestinal, notamment lorsqu’il est fragilisé par des soucis digestifs, une alimentation déséquilibrée ou un stress chronique.

Toutefois, ces micro-organismes doivent être accompagnés d’une alimentation et d’habitudes de vie adaptées, véritables alliés essentiels du microbiote.

 

Dans le prochain chapitre, nous verrons quoi manger pour le microbiote intestinal et quels gestes adopter au quotidien pour soutenir un microbiote équilibré.

V. Quand prendre des probiotiques ? - Alimentation et habitudes de vie : des alliés essentiels du microbiote :

L’entretien du microbiote intestinal passe avant tout par une alimentation et un mode de vie adaptés.

A. Quoi manger pour le microbiote intestinal ?

Quoi manger microbiote intestinal

Nous avons vu, l’importance de l’alimentation dans l’équilibre digestif.

En effet, certains aliments soutiennent un microbiote diversifié et équilibré :

  • Les fibres prébiotiques : elles nourrissent les bonnes bactéries (oignon, poireau, asperge, artichaut, chicorée).

  • Les aliments fermentés : ils apportent des bactéries bénéfiques (kéfir, miso, kimchi, yaourt nature).

  • Les fruits et légumes colorés : ils sont riches en polyphénols et participent à l’équilibre intestinal.

💡 Recette facile : réalisez un smoothie riche en fibres et probiotiques avec 1 banane, 1 yaourt nature, ½ pomme, 1 cuillère à café de graines de lin et un peu de gingembre frais.

B. Autres facteurs influençant le microbiote :

a. La gestion du stress :

Nous l’avons vu précédemment, un stress mal géré peut avoir un impact sur l’équilibre du microbiote.

La respiration profonde, la cohérence cardiaque et le yoga peuvent être d’excellentes techniques à introduire dans votre quotidien et celui de votre famille car elles permettent de soutenir le système nerveux autonome (qui dirige la respiration, la digestion…) en limitant la production de cortisol (l’hormone du stress).

En favorisant la relaxation, ces pratiques soutiennent le système digestif et aident à avoir un microbiote équilibré.

 

💡 À faire en famille :

  • Instaurer une routine du soir avec des tisanes apaisantes (camomille, mélisse), une lumière tamisée et la respiration « 4-7-8 » avant le coucher (inspirer 4 secondes, retenir 7 secondes et expirer 8 secondes).

b. L’activité physique :

Une activité physique régulière participe au fonctionnement normal du transit intestinal et favorise la diversité bactérienne.

 

💡 Idée familiale

Instaurer un rituel de 10 minutes de stretching ou de yoga après le dîner. Certaines postures de yoga peuvent aider à masser les organes digestifs, favorisant ainsi une meilleure digestion. Après le repas, ces pratiques permettent également de limiter les tensions dans la région abdominale, facilitant la progression des aliments dans le système digestif et prévenant les sensations de ballonnement ou de constipation.

c. Un rythme de sommeil régulier :

Un rythme de sommeil régulier est un allié précieux pour soutenir l’équilibre du microbiote intestinal.

En permettant au corps de se reposer suffisamment et de suivre un cycle naturel, un sommeil adapté favorise la diversité du microbiote et soutient son fonctionnement normal.

 

💡 Routine du soir : Un bain tiède, une lumière douce et un temps calme sans écrans pour favoriser un endormissement paisible.

VI. Quand prendre des probiotiques ? - Conclusion :

Savoir quand prendre des probiotiques permet d’adopter une approche proactive pour accompagner son microbiote et entretenir une alimentation équilibrée.

Associés à une alimentation adaptée et à un mode de vie équilibré, ils aident à préserver l’équilibre du microbiote intestinal, pour soi et toute la famille.

Prenez bien soin de vous et de ceux qui vous sont chers.

 

 

Pour aller plus loin : 



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Comment prendre soin de son microbiote​ ?

I. Comment prendre soin de son microbiote​ ? - Introduction

Le microbiote, cet ensemble de micro-organismes qui peuplent vos intestins, joue un rôle essentiel non seulement dans votre digestion mais aussi dans votre bien-être général. 

Saviez-vous que son influence s’étend aussi aux systèmes urinaires et génitaux qui peuvent être perturbés en cas de déséquilibre ? 

Comprendre comment prendre soin de son microbiote devient alors un enjeu central pour garantir à la fois le confort et le bon fonctionnement de son système urogénital et digestif.  

Le déséquilibre du microbiote peut être causé par divers facteurs : alimentation riche en sucres, stress, traitement médical, etc. 

Ces déséquilibres peuvent entraîner non seulement des soucis digestifs tels que les ballonnements ou des inconforts intestinaux, mais aussi affecter le confort des voies urinaires et génitales tels que des mycoses, des infections urinaires, des douleurs

Cet article vous aidera à comprendre comment ces systèmes interagissent, pourquoi les déséquilibres surviennent et comment prendre soin de son microbiote en adoptant des solutions naturelles pour soutenir l’équilibre au quotidien. Nous vous proposerons aussi le top 20 des aliments chouchous du microbiote pour vous et votre famille.

II. Comment prendre soin de son microbiote​ ? - Le rôle du microbiote dans les systèmes digestif et urogénital :

Les microbiotes digestifs et urogénitaux sont deux écosystèmes distincts mais étroitement interconnectés. 

Bien que chacun ait son propre rôle et se développe dans des environnements différents, ils partagent une influence réciproque sur le bien-être global

Un déséquilibre dans le microbiote intestinal peut, par exemple, affecter le microbiote urogénital en impactant l’équilibre bactérien contribuant ainsi à des soucis tels que les infections urinaires ou les mycoses vaginales.

Le lien entre ces deux microbiotes réside principalement dans leur interaction avec le système immunitaire et leur capacité à protéger l’organisme contre les pathogènes. 

Une alimentation déséquilibrée, un stress chronique ou la prise d’antibiotiques fréquente peuvent perturber à la fois le microbiote digestif et urogénital, exposant ainsi l’organisme à diverses infections

Comprendre ces connexions permet d’adopter des solutions naturelles qui favorisent un bien-être complet en fonctionnant conjointement sur ces deux systèmes.

A. Le microbiote digestif - Une symbiose essentielle :

Le microbiote digestif est l’ensemble des micro-organismes, principalement des bactéries, qui vivent dans votre tube digestif, principalement dans l’intestin

Il est souvent appelé “flore intestinale”, bien que le terme “microbiote” soit plus précis car il inclut également des champignons, des virus et d’autres micro-organismes

On estime qu’il contient environ 100 000 milliards de micro-organismes, soit plus que le nombre total de cellules dans notre organisme, faisant du microbiote un véritable écosystème intérieur.

a. À quoi sert le microbiote digestif ?

Le rôle du microbiote est fondamental pour la digestion et le bien-être général

Il aide à décomposer des aliments que notre système digestif ne peut pas digérer seul, notamment les fibres alimentaires

Ces micro-organismes produisent ainsi des nutriments essentiels tels que des acides gras à chaîne courte (AGCC) qui nourrissent les cellules du côlon et participent à la fonction normale de notre métabolisme.

Le microbiote contribue également à soutenir le système immunitaire. En occupant l’espace intestinal, il empêche les agents pathogènes, tels que les bactéries ou champignons nocifs, de se développer. Il fonctionne donc comme une première ligne de défense contre les infections. 

Il contribue également à l’équilibre du système nerveux, au bien-être mental et à une humeur stable. Pour en savoir plus, n’hésitez pas à consulter notre article sur ce sujet.

b. Comment le microbiote se forme-t-il ?

Le microbiote digestif se développe dès la naissance

Le mode d’accouchement (césarienne ou naturel) et l’allaitement influencent sa composition initiale. 

Par la suite, il continue à évoluer en fonction de votre alimentation, de votre environnement, de la prise de médicaments et d’autres facteurs

c. Un équilibre fragile mais vital :

Un microbiote équilibré est essentiel pour soutenir un bien-être global, mais cet équilibre est fragile

Un déséquilibre, ou dysbiose, peut entraîner des soucis digestifs tels que les ballonnements, les constipations ou diarrhées mais aussi des maladies plus complexes comme le syndrome du côlon irritable ou des maladies auto-immunes telles que des dérèglements thyroïdiens ou du psoriasis

Une dysbiose peut même générer de l’anxiété ou de la dépression en raison de l’interaction entre l’intestin et le cerveau connue sous le nom de axe intestin-cerveau.

B. Le microbiote urogénital - Un équilibre délicat :

Le microbiote urogénital est l’ensemble des micro-organismes (bactéries, champignons, virus) qui colonisent les voies urinaires et génitales

Comme le microbiote digestif, il joue un rôle crucial dans la protection et le bon fonctionnement de ces systèmes. Son équilibre est essentiel pour prévenir les infections et privilégier un bien-être urogénital.

a. À quoi sert le microbiote urogénital ?

Le microbiote urogénital, particulièrement chez les femmes, est dominé par des bactéries du genre Lactobacillus

Ces bactéries produisent de l’acide lactique, ce qui permet de privilégier un environnement vaginal acide (avec un pH entre 4 et 4,5) rendant plus difficile la survie et la prolifération des agents pathogènes tels que les bactéries ou champignons indésirables.

Cette barrière naturelle protège des infections urinaires et génitales notamment des vaginoses bactériennes, des mycoses vaginales ou des cystites

Chez les hommes, bien que moins étudié, le microbiote urogénital joue également un rôle protecteur notamment au niveau de l’urètre en prévenant les infections urinaires.

b. Comment se forme le microbiote urogénital ?

Le microbiote urogénital se forme progressivement dès la naissance et fluctue tout au long de la vie, influencé par des facteurs tels que les changements hormonaux (puberté, grossesse, ménopause), les rapports sexuels, l’utilisation de produits d’hygiène intime et certains médicaments (les antibiotiques, les traitements hormonaux).

Les femmes connaissent des variations importantes de leur microbiote en fonction de leur cycle menstruel car les fluctuations d’hormones, telles que les œstrogènes, influencent la production de glycogène (un nutriment pour les Lactobacillus) dans la muqueuse vaginale. Ces bactéries consomment le glycogène et produisent de l’acide lactique maintenant ainsi un pH acide et protecteur.

Chez les hommes, le microbiote est également influencé par des facteurs tels que l’activité sexuelle et les infections urinaires répétées, bien que son rôle soit encore en cours d’investigation.

c. Un équilibre primordial pour toute la famille :

Soutenir un bon équilibre entre le microbiote digestif et urogénital est essentiel non seulement pour votre bien-être personnel mais aussi pour celui de votre famille

Pour les femmes enceintes, ces microbiotes influencent directement le bien-être du bébé en particulier lors de l’accouchement où la flore maternelle est transmise au nourrisson

De plus, une mère avec un microbiote équilibré contribue à un environnement familial normal, limitant les risques d’infections et de soucis digestifs pour l’ensemble de la famille

Avant de comprendre comment prendre soin de son microbiote​, voyons ce qui peut le déséquilibrer. 

III. Comment prendre soin de son microbiote​ ? - Les causes des déséquilibres digestifs et urogénitaux :

A. Alimentation et microbiote :

Une alimentation riche en sucres raffinés et en produits transformés, combinée à un apport insuffisant en fibres, peut déséquilibrer le microbiote intestinal

Les sucres favorisent la prolifération de certaines levures et champignons, tels que la Candida albicans, qui peuvent prendre le dessus sur les bonnes bactéries.

Aliments mauvais pour le microbiote

Ce déséquilibre, connu sous le nom de dysbiose, peut générer des soucis digestifs, des inflammations et affaiblir le système immunitaire et générer des signes liés au déséquilibre de la flore (digestive et uro-génitale).  

Par ailleurs, les fibres sont essentielles pour nourrir les bonnes bactéries, telles que les bifidobactéries et les Lactobacilles, qui jouent un rôle clé dans la digestion, la protection contre les infections et le maintien d’un poids normal.

En adoptant une alimentation équilibrée, vous favorisez un environnement propice au développement des bonnes bactéries, ce qui permet au microbiote de remplir efficacement ses fonctions

Un microbiote équilibré contribue ainsi à une meilleure digestion, à une meilleure absorption des nutriments, à une meilleure immunité, à moins de fatigue ainsi qu’à un bien-être mental et émotionnel.

B. Stress et déséquilibres digestifs et urogénitaux :

Le cortisol, l’hormone principale du stress, joue un rôle clé dans les effets du stress chronique sur le microbiote

Lorsque l’organisme est exposé à un stress constant, il produit du cortisol en grande quantité. Cette hormone, censée aider à gérer les situations stressantes à court terme, peut, sur le long terme, déséquilibrer plusieurs systèmes dont le système digestif, urogénital et le microbiote.

Le cortisol peut perturber le microbiote intestinal en modifiant l’environnement de l’intestin. D’abord, il influence le mouvement des muscles intestinaux ce qui peut impacter la digestion. Quand la digestion ralentit, les aliments restent plus longtemps dans l’intestin ce qui peut générer des ballonnements et de l’inconfort. Inversement, si le transit est accéléré, cela peut conduire à des diarrhées, limitant ainsi une bonne absorption des nutriments

Le stress chronique peut également impacter la perméabilité intestinale, parfois appelée “leaky gut”. Cela signifie que les parois de l’intestin deviennent plus perméables, laissant passer des particules indésirables dans la circulation sanguine, ce qui peut accentuer l’inflammation et affecter la composition des bactéries présentes.

En ce qui concerne le microbiote, le cortisol favorise la prolifération de certaines bactéries moins bénéfiques comme celles associées à des déséquilibres digestifs ou à des états inflammatoires

Au niveau du microbiote urogénital, le cortisol peut aussi affaiblir la réponse immunitaire locale. Le stress prolongé impacte les défenses naturelles ce qui laisse le champ libre à des bactéries ou levures indésirables comme celles responsables d’infections urinaires ou vaginales

Le microbiote urogénital dépend aussi d’un équilibre fragile entre bactéries protectrices et agents pathogènes et, comme nous l’avons vu, un stress chronique peut venir perturber cet équilibre.

La clé pour protéger votre microbiote ou celui de vos proches réside donc dans la gestion du stress au quotidien.

 

Mais avant de vous proposer les outils pour comprendre comment prendre soin de son microbiote, voici une autre cause qui peut venir perturber votre microbiote ou celui de votre entourage.

C. Médicaments et perturbation du microbiote :

Certains médicaments, bien que nécessaires pour accompagner certaines conditions, peuvent perturber l’équilibre du microbiote digestif et urogénital

Les antibiotiques, par exemple, ont un impact à la fois sur les bonnes et les mauvaises bactéries, impactant la diversité microbienne

Les anti-acides, en limitant l’acidité gastrique, impactent également les bactéries dans l’intestin et peuvent perturber leur équilibre

Les médicaments hormonaux, tels que les contraceptifs, peuvent influencer la flore vaginale

En cas de prise de médicament, il est essentiel de soutenir la diversité microbienne avec une alimentation adaptée, une bonne gestion du stress ainsi qu’une hygiène de vie adaptée à votre situation et celle de votre entourage . 

Maintenant que nous vous avons présenté différentes causes qui peuvent impacter votre microbiote, nous allons essayer de vous aider à comprendre comment prendre soin de son microbiote​. 

IV. Les solutions naturelles pour rééquilibrer le microbiote :

A. Alimentation - Le top 20 des aliments chouchous du microbiote

L’alimentation joue un rôle clé dans l’équilibre du microbiote, notamment en apportant les éléments nécessaires pour soutenir une diversité bactérienne équilibrée, essentielle au bon fonctionnement de votre organisme. 

Nous avons essayé de vous proposer le top 20 des aliments chouchous du microbiote que vous pouvez inclure dans votre alimentation et celle de vos proches

Parmi ces éléments, les fibres alimentaires et les prébiotiques sont des composants primordiaux. Ils sont présents dans une variété d’aliments riches en nutriments qui contribuent à la richesse et à la diversité de notre flore intestinale et urogénitale.

Les légumes verts tels que les épinards, le brocoli ou les choux sont des sources importantes de fibres et de vitamines. Ils apportent des nutriments essentiels tels que le magnésium et le potassium qui participent à la diversité microbienne

Les légumineuses telles que les lentilles, les pois chiches ou les haricots (blancs, noirs, rouges) sont d’excellentes sources de fibres et de protéines végétales. Leur apport régulier aide à enrichir le microbiote car elles contiennent également des prébiotiques naturels.

Les aliments fermentés tels que le kéfir, la choucroute, le miso ou encore le tempeh participent à l’équilibre du microbiote. En apportant des aliments fermentés, vous apportez naturellement des souches de bactéries qui viennent s’ajouter à celles déjà présentes dans votre système digestif, favorisant ainsi une plus grande diversité microbienne.

Les graines de lin, les noix et les graines de chia sont également intéressantes à intégrer dans votre quotidien. Ces aliments sont riches en acides gras essentiels ainsi qu’en fibres. En plus de soutenir le microbiote, ces graines et noix apportent des minéraux importants tels que le zinc et le sélénium qui jouent un rôle dans de nombreuses fonctions biologiques.

Les baies telles que les myrtilles, les framboises et les mûres ainsi que les agrumes tels que les oranges et les citrons, sont des sources précieuses de fibres et de vitamines. Leur teneur en fibres solubles et insolubles permet de soutenir les bactéries bénéfiques dans le côlon, privilégiant ainsi la diversité microbienne.

Le gingembre et l’ail sont des aliments utilisés depuis longtemps dans diverses traditions culinaires. En les intégrant régulièrement dans vos plats, vous pouvez enrichir vos apports nutritionnels tout en soutenant les bactéries bénéfiques de votre microbiote.

En intégrant ces aliments dans votre quotidien, vous apportez à votre microbiote et à celui de votre entourage un large choix de nutriments et de fibres qui soutiennent sa diversité. Cet équilibre alimentaire participe au confort digestif et urogénital, privilégiant un environnement interne propice au bien-être général de votre famille. 

B. Gestion du stress et équilibre du microbiote :

Comment prendre soin de son microbiote​ ?

La gestion du stress et des émotions joue un rôle crucial dans le maintien de l’équilibre du microbiote, comme expliqué précédemment. 

Le yoga et la méditation sont des méthodes qui peuvent vous aider à apaiser votre esprit et votre corps

Le yoga, en combinant mouvements physiques et respiration consciente, permet de limiter les tensions corporelles tout en optimisant la circulation sanguine. Cette approche contribue à équilibrer le système nerveux, favorisant ainsi un environnement propice au bien-être du microbiote

La méditation, quant à elle, contribue à calmer l’esprit ce qui peut limiter les niveaux de stress et privilégier un meilleur équilibre émotionnel. Ces pratiques encouragent une respiration profonde, essentielle pour oxygéner les cellules et optimiser l’élimination des toxines.

La respiration, en particulier la respiration abdominale, joue également un rôle central dans la gestion du stress. En respirant profondément, vous activez le système nerveux parasympathique entraînant une réponse de relaxation au niveau cellulaire. Ce processus contribue à limiter la production de cortisol

La cohérence cardiaque est une autre technique efficace qui consiste à synchroniser la respiration avec le rythme cardiaque. En pratiquant la cohérence cardiaque, vous pouvez équilibrer votre état émotionnel ce qui contribue à limiter le stress perçu et à privilégier un bien-être du microbiote.

En plus de ces pratiques, un apport adéquat en magnésium peut être complémentaire. Ce minéral contribue au fonctionnement normal du système nerveux et aux fonctions psychologiques normales

En résumé, le yoga, la méditation, la respiration profonde, la cohérence cardiaque et un apport suffisant en magnésium sont autant d’outils qui, ensemble, peuvent contribuer à limiter le stress et à soutenir un microbiote équilibré.

C. Activité physique pour un microbiote équilibré :

Pratiquer une activité, qu’il s’agisse de la marche, de la course, du vélo, de la danse, du pilates, du yoga, de la natation, de la boxe… permet de libérer des endorphines, souvent appelées « hormones du bonheur ». Ces substances chimiques naturelles favorisent un sentiment de bien-être et de détente, limitant ainsi les tensions émotionnelles et le stress.

L’exercice physique optimise également la circulation sanguine, ce qui contribue à oxygéner les cellules et à éliminer les toxines. Par ailleurs, l’activité physique régulière favorise un bon sommeil, un facteur clé dans la gestion du stress. Un sommeil de qualité permet une récupération cellulaire et un équilibre hormonal, ce qui est essentiel pour le bien-être général.

De plus, la pratique d’une activité physique modérée stimule la diversité du microbiote intestinal. Des études montrent que l’exercice peut favoriser la prolifération de bactéries bénéfiques, optimisant ainsi le bien-être digestif

D. Les supers aliments - des alliés digestifs et urogénitaux :

Pour soutenir un microbiote équilibré et favoriser un confort digestif et urogénital normal, il peut être utile d’intégrer certains superaliments dans votre alimentation. 

Ces aliments, souvent riches en nutriments essentiels, peuvent contribuer à une meilleure digestion et à l’équilibre de la flore microbienne

Ils peuvent d’ailleurs compléter le top 20 des aliments chouchous du microbiote

les superaliments

Par exemple, la cannelle est appréciée non seulement pour sa saveur agréable mais aussi pour animer l’appétit et la digestion afin de soutenir le confort digestif normal. Elle concourt également au maintien du système urinaire et reproducteur normal et contribue à protéger les cellules contre le stress oxydatif. Incorporer de la cannelle dans des plats, des boissons ou des desserts peut donc apporter une touche aromatique tout en étant bénéfique.

Le clou de girofle, avec son arôme puissant, est une autre épice bénéfique. Il aide à soutenir la digestion. Il contribue au confort digestif ainsi qu’à protéger les cellules contre le stress oxydatif. En l’ajoutant à vos recettes, vous ne vous contenterez pas de relever vos plats mais vous apporterez également des éléments qui peuvent soutenir votre bien-être digestif.

En intégrant ces superaliments dans votre régime alimentaire, vous pouvez soutenir votre confort digestif et urogénital. Cela crée un équilibre nécessaire pour le bien-être général, en vous permettant de profiter d’une diversité de saveurs et de textures.

V. Comment prendre soin de son microbiote​ ? - Conclusion :

Un microbiote équilibré est la clé d’un confort digestif et urogénital normal

En intégrant une alimentation riche en fibres et en aliments fermentés (tels que proposés dans le top 20 des aliments chouchous du microbiote), en gérant votre stress et en pratiquant une activité physique régulière, vous pouvez soutenir cet équilibre pour vous et votre famille

En complément, l’utilisation de plantes et de compléments alimentaires adaptés peut vous aider à soutenir ce processus. 

N’oubliez pas : comprendre comment prendre soin de son microbiote est une démarche simple mais essentielle pour son bien-être au quotidien et celui de ses proches. 

 

 

Pour aller plus loin, vous pouvez télécharger nos fiches conseils : 

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Probiotiques comment ça marche ? https://ovh.lorica.fr/probiotiques-comment-ca-marche/ Tue, 20 Aug 2024 06:00:00 +0000 https://lorica.fr/?p=25665 Probiotiques comment ça marche ? I. Probiotiques comment ça marche – Introduction Les probiotiques sont devenus un sujet de plus...

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Probiotiques comment ça marche ?

I. Probiotiques comment ça marche - Introduction

probiotiques comment ça marche

Les probiotiques sont devenus un sujet de plus en plus populaire dans les discussions sur le bien-être, en particulier pour les parents qui cherchent à optimiser leur bien-être ainsi que celui de leur famille. 

 

Mais que sont exactement les probiotiques et comment fonctionnent-ils ? 

 

Appréhender comment les intégrer efficacement dans l’alimentation quotidienne peut faire une grande différence. Cela peut sembler complexe mais nous allons essayer de vous expliquer comment créer un environnement où le microbiote intestinal de toute la famille peut prospérer.

Nous verrons également quels probiotiques choisir, l’importance des prébiotiques et comment vous pouvez intégrer ces éléments dans votre hygiène de vie pour optimiser votre pleine vitalité.

En découvrant les secrets de votre intestin, vous serez mieux armé(e) pour prendre des décisions éclairées qui soutiendront la vitalité de votre entourage, aujourd’hui et à l’avenir.

II. Probiotiques comment ça marche - Qu'est-ce que le microbiote intestinal ?

Le microbiote intestinal, également connu sous le nom de flore intestinale, est un ensemble complexe de micro-organismes vivant dans notre tube digestif. 

Il se forme dès la naissance avec le microbiote de la mère et continue d’évoluer en fonction de l’hygiène de vie de chaque individu (alimentation, exercice physique, gestion du stress et des émotions, consommation de tabac/drogues, d’alcool, exposition à la pollution, prise d’antibiotiques…). 

Ces micro-organismes, principalement des bactéries mais aussi des virus, des champignons et des protozoaires, forment un écosystème dynamique et crucial pour notre bien-être. 

On estime qu’il y a environ 100 000 milliards de bactéries dans notre intestin, soit dix fois plus de cellules bactériennes que de cellules humaines dans notre organisme. 

Cette communauté microbienne joue un rôle central dans de nombreux aspects de notre physiologie.

A. Le microbiote, pionnier de la digestion :

Les bactéries intestinales aident à décomposer les aliments que nous consommons, facilitant la digestion et l’absorption des nutriments

Elles fermentent les fibres alimentaires non digestibles, produisant des acides gras à chaîne courte (AGCC) qui fournissent de l’énergie aux cellules de l’intestin et jouent un rôle dans la réponse immunitaire

B. Rôle primordial dans l’immunité :

probiotiques comment ça marche

Le microbiote intestinal est essentiel au développement et au fonctionnement du système immunitaire. 

 

Il aide le système immunitaire à faire la différence entre les agents pathogènes et les cellules saines, limitant ainsi le risque de maladies auto-immunes et d’allergies

 

Chez les enfants, un microbiote diversifié et équilibré est crucial pour le développement d’un système immunitaire fort.

C. Le microbiote, notre garde du corps :

Les bonnes bactéries du microbiote forment une barrière protectrice sur la muqueuse intestinale, empêchant les mauvaises bactéries et autres agents pathogènes de s’installer, de pénétrer la circulation sanguine et lymphatique et de causer des infections.

Il est un véritable rempart de protection et c’est pour cela qu’il est important d’en prendre soin. 

Lorsque le microbiote intestinal est déséquilibré (dysbiose), les agents pathogènes peuvent pénétrer la circulation sanguine et provoquer des infections ainsi que des réactions auto-immunes, mais aussi des allergies ou des troubles cutanés

D. Communication avec le cerveau :

Le microbiote intestinal communique avec le cerveau via l’axe intestin-cerveau, influençant notre humeur, notre comportement et notre bien-être mental. 

L’intestin héberge environ 200 millions de neurones qui communiquent en permanence avec ceux du cerveau. Ce réseau de neurones est appelé système nerveux entérique (SNE) et régule la motilité intestinale, la sécrétion d’hormones, la perception des signaux environnementaux et influence nos comportements, nos émotions et même certaines pathologies du système nerveux.

S’il y a un déséquilibre du microbiote, des molécules pro-inflammatoires peuvent se retrouver dans le sang et atteindre le cerveau. Cela peut créer des réactions immunitaires au niveau cérébral mais aussi perturber la signalisation des neurotransmetteurs (comme la sérotonine, la dopamine, le GABA) et donc avoir un impact sur l’humeur, l’anxiété, le sommeil, le stress et le bien-être en général. 

Heureusement, la vie vous offre de nombreuses solutions pour prendre soin et/ou rééquilibrer votre microbiote et favoriser votre bien-être digestif, immunitaire, mental et global. 

E. Et le microbiote des enfants ?

probiotiques comment ça marche

Le développement du microbiote intestinal commence à la naissance et évolue rapidement au cours des premières années de vie. 

Plusieurs facteurs influencent la composition du microbiote chez les enfants comme le mode d’accouchement. Les bébés nés par voie basse acquièrent une grande partie de leur microbiote de leur mère, tandis que ceux nés par césarienne ont tendance à avoir un microbiote différent, souvent moins diversifié.

Le mode d’alimentation joue également un rôle crucial dans la formation du microbiote de l’enfant et du futur adulte. Le lait maternel contient des prébiotiques naturels qui favorisent la croissance des bonnes bactéries intestinales. Les bébés allaités ont généralement un microbiote plus sain et diversifié que ceux nourris au lait maternisé.

Cependant, si votre enfant ou celui d’un proche est né par césarienne et/ou n’a pas été allaité, il est tout à fait possible d’optimiser son microbiote différemment, par exemple, en utilisant des probiotiques infantiles (sous la supervision et l’accord d’un pédiatre), ou encore, lors de l’introduction des aliments solides, inclure des aliments riches en fibres et en prébiotiques comme les bananes, les avocats, les patates douces et les légumes verts. 

Vous pouvez aussi favoriser le contact peau-à-peau qui peut aider à transmettre des bactéries bénéfiques de la peau des parents à celle du bébé. 

Nous vous conseillons également d’encourager le bébé à jouer dans des environnements naturels et propres, ce qui peut également aider à diversifier son microbiote.

Si vous avez des questions ou des doutes, n’hésitez pas à consulter un professionnel qui saura vous accompagner ou accompagner vos proches dans cette quête d’un microbiote sain pour les futurs adultes de demain et leur bien-être à long terme. 

III. Probiotiques comment ça marche - Les probiotiques, des alliés bien-être :

Les probiotiques sont des micro-organismes vivants, souvent des bactéries ou des levures, qui lorsqu’ils sont ingérés en quantités suffisantes, apportent des bénéfices pour le bien-être de l’organisme. 

Découverts pour la première fois par le prix Nobel Élie Metchnikoff au début du 20ème siècle, les probiotiques sont maintenant largement reconnus pour leur rôle crucial dans la promotion du bien-être intestinal. Ils contribuent à maintenir l’équilibre des bactéries dans notre microbiote intestinal, ce qui est essentiel pour la digestion, l’absorption des nutriments et la protection contre les infections.

Leur utilisation est particulièrement bénéfique pour les enfants, les personnes ayant pris des antibiotiques et celles souffrant de troubles digestifs ou immunitaires.

Mais quels probiotiques choisir pour optimiser son bien-être ? Nous verrons cela dans la suite de cet article. 

IV. Comment fonctionnent les probiotiques ?

Les probiotiques fonctionnent de plusieurs manières pour optimiser le bien-être intestinal. 

A. Rééquilibrage de la flore intestinale :

probiotiques comment ça marche

Les probiotiques aident à maintenir l’équilibre de la flore intestinale en optimisant la population de bactéries bénéfiques et en limitant la croissance des micro-organismes pathogènes. 

Ils utilisent les nutriments disponibles dans l’intestin pour se multiplier, limitant ainsi la disponibilité des nutriments pour les bactéries pathogènes.

Certains probiotiques produisent des substances telles que des acides organiques (comme l’acide lactique), des bactériocines et des peroxydes d’hydrogène, qui inhibent la croissance des pathogènes.

B. Soutien de la barrière intestinale :

Les probiotiques soutiennent l’intégrité de la barrière intestinale qui agit comme une ligne de défense contre les substances nocives et les pathogènes. 

Certains d’entre eux stimulent les cellules intestinales pour produire plus de mucus, une substance qui recouvre la paroi intestinale et protège contre les dommages.

Ils soutiennent les jonctions serrées entre les cellules épithéliales de la paroi intestinale limitant ainsi la perméabilité intestinale et prévenant les fuites de substances indésirables dans le sang.

C. Modulation de la réponse immunitaire :

aLes probiotiques jouent un rôle crucial dans la modulation de la réponse immunitaire à la fois locale (dans l’intestin) et systémique (à travers tout l’organisme). 

Ils activent les cellules immunitaires telles que les macrophages, les lymphocytes et les cellules dendritiques, soutenant ainsi la défense contre les infections.

Les probiotiques peuvent moduler la production de cytokines pro-inflammatoires et anti-inflammatoires, aidant à maintenir un état immunitaire équilibré.

D. Dégradation et métabolisme des nutriments :

Certains probiotiques ont la capacité de décomposer les composés alimentaires complexes, tels que les fibres alimentaires et les polysaccharides, en nutriments plus simples et facilement absorbables.

Cela optimise non seulement la digestion mais fournit également des substrats essentiels pour la croissance d’autres bactéries bénéfiques dans le microbiote.

E. Effets systémiques et extra-intestinaux :

En plus de leurs effets sur le bien-être intestinal, les probiotiques peuvent également avoir des effets bénéfiques sur d’autres systèmes de l’organisme, y compris :

  • Le système urinaire : certains probiotiques peuvent limiter le risque d’infections urinaires en empêchant la colonisation de bactéries pathogènes dans la vessie.

  • Le bien-être mental : il y a des indications que le microbiote intestinal, influencé par les probiotiques, peut jouer un rôle dans l’équilibre mental et émotionnel.

  • La réduction des allergies : des recherches suggèrent que les probiotiques pourraient aider à limiter la prévalence des allergies en modulant la réponse immunitaire car ils protègent la perméabilité intestinale et évitent ainsi que des molécules pathogènes pénètrent la circulation sanguine. 

Les probiotiques exercent leurs effets bénéfiques sur le bien-être en maintenant un équilibre microbien optimal dans l’intestin, en soutenant la barrière intestinale, en modulant la réponse immunitaire, en facilitant la digestion des nutriments et en ayant des effets systémiques positifs. 

Leur utilisation régulière par le biais de l’alimentation, éventuellement complétée par l’apport de compléments nutritionnels, peut contribuer à la promotion d’un bien-être global et à la prévention de diverses maladies

Que ce soit pour vous ou pour votre entourage (famille, amis), il y a des solutions pour chacun, pour optimiser votre système digestif, immunitaire et votre bien-être global. 

muqueuse intestinale

V. Lactobacillus, Bifidobacterium, Saccharomyces, Streptococcus, Enterococcus, Bacillus… quels probiotiques choisir ?

Il existe plusieurs types de probiotiques, chacun avec des bénéfices spécifiques. 

Grâce à cette diversité, il est possible de choisir des probiotiques spécifiquement adaptés à des besoins particuliers, optimisant ainsi leurs bienfaits pour notre bien-être global. 

Maintenant, voyons quels probiotiques choisir en fonction des besoins de votre organisme et de celui de votre entourage. 

A. Les Lactobacilles :

Les lactobacilles sont un genre de bactéries à Gram positif largement connues pour leur rôle bénéfique dans le bien-être humain et animal. 

Ils font partie des probiotiques les plus étudiés et utilisés en raison de leurs nombreux effets positifs sur l’équilibre de la flore intestinale. 

Les lactobacilles se trouvent naturellement dans l’environnement ainsi que dans le tractus gastro-intestinal des humains et des animaux.

Ils sont également présents dans les aliments fermentés tels que le yaourt, le kéfir, la choucroute, et d’autres produits fermentés.

Les lactobacilles aident à maintenir l’équilibre de la flore intestinale en produisant de l’acide lactique ce qui crée un environnement hostile pour les bactéries pathogènes.

Ils contribuent à soutenir les défenses immunitaires en favorisant la réponse immunitaire de l’organisme.

Il existe de multiples espèces et souches, ayant des propriétés différentes : 

  • Lactobacillus acidophilus : il a été principalement étudié pour ses effets bénéfiques sur la digestion, l’absorption des nutriments et l’équilibre vaginal.
  • Lactobacillus rhamnosus : il est connu pour ses propriétés probiotiques qui soutiennent l’immunité et le bien-être gastro-intestinal.

  • Lactobacillus casei : il joue un rôle dans la digestion des glucides et des protéines ainsi que dans le maintien de l’équilibre intestinal.

  • Lactobacillus plantarum : il est capable de survivre dans des environnements acides et contribue à maintenir l’intégrité de la muqueuse intestinale.

Leur diversité en termes d’espèces et de souches offre une gamme variée d’options pour soutenir notre bien-être à travers une alimentation équilibrée et des compléments probiotiques ciblés.

B. Les Bifidobacterium :

Les bifidobactéries sont aussi un groupe de bactéries à Gram positif qui sont particulièrement bénéfiques pour l’équilibre de la flore intestinale. 

On les trouve naturellement dans le tractus gastro-intestinal humain, principalement dans le côlon, où elles jouent un rôle crucial dans la fermentation des fibres alimentaires et la production d’acides gras à chaîne courte.

Elles sont également présentes dans certains produits laitiers fermentés comme le yaourt.

Les bifidobactéries aident à maintenir une flore intestinale équilibrée. Elles entrent en compétition avec les micro-organismes pathogènes pour l’assimilation des nutriments et l’adhésion à la paroi intestinale.

Elles stimulent la réponse immunitaire en modulant l’activité des cellules immunitaires dans l’intestin.

Il existe plusieurs espèces et souches, ayant différentes propriétés différentes :

  • Bifidobacterium bifidum : il est connu pour sa capacité à limiter les réactions immunitaires et à optimiser la digestion.

     

  • Bifidobacterium longum : il contribue à la dégradation des glucides complexes et à la production de vitamines du groupe B.

     

  • Bifidobacterium lactis : il est utilisé pour soutenir l’immunité et favoriser la tolérance au lactose chez certaines personnes.

     

  • Bifidobacterium infantis : présent naturellement chez les nourrissons, il aide à développer un microbiote intestinal équilibré dès le plus jeune âge.

Les bifidobactéries sont souvent incluses dans les compléments probiotiques, en particulier ceux destinés à soutenir le bien-être digestif et immunitaire.

Elles sont également utilisées dans l’industrie alimentaire pour enrichir les produits avec des cultures probiotiques bénéfiques.

C. Les Saccharomyces :

Les saccharomyces appartiennent à la classe des levures et sont des organismes eucaryotes unicellulaires.

Ils sont capables de fermenter les sucres en alcool et en dioxyde de carbone ce qui les rend utiles dans les processus de fermentation alimentaire. Ils favorisent une digestion équilibrée en aidant à décomposer les glucides complexes et en facilitant l’absorption des nutriments.

On les trouve dans la nature ainsi que dans les environnements fermentés comme le pain, la bière et d’autres produits alimentaires fermentés.

Certains types de saccharomyces comme Saccharomyces boulardii, sont utilisés spécifiquement comme probiotiques (qui contribue d’ailleurs à prévenir et accompagner les infections fongiques telles que la candidose). 

Maintenant que nous avons vu quels probiotiques choisir en tenant compte de vos besoins, nous pouvons également aborder la question des prébiotiques.

VI. Et les prébiotiques dans tout ça ?

Quels probiotiques choisir

Les prébiotiques sont des types de fibres alimentaires spéciales qui contribuent à faire pousser et à activer les bonnes bactéries qui vivent dans notre système digestif.

Contrairement aux probiotiques qui sont des micro-organismes vivants, les prébiotiques sont des substrats alimentaires qui nourrissent spécifiquement les bonnes bactéries déjà présentes dans notre intestin. 

Les prébiotiques les plus couramment étudiés et utilisés sont des fibres alimentaires spécifiques, notamment :

  • L’inuline : elle se trouve naturellement dans des aliments comme la chicorée, les topinambours et les artichauts.

  • Les fructo-oligosaccharides (FOS) : ils sont présents dans des aliments comme les bananes, les oignons et l’ail.

  • Les galacto-oligosaccharides (GOS) : on peut en trouver dans les légumineuses comme les haricots et les pois ainsi que dans le lait maternel.

Ces prébiotiques passent intacts à travers l’estomac et l’intestin grêle atteignant finalement le côlon où ils sont fermentés par les bactéries bénéfiques.

Les prébiotiques fournissent une source de nourriture spécifique pour les bactéries comme Bifidobacterium et Lactobacillus favorisant ainsi leur prolifération.

Lorsque les bactéries fermentent les prébiotiques, elles produisent des acides gras à chaîne courte (comme l’acétate, le propionate et le butyrate) qui sont bénéfiques pour le bien-être intestinal et général.

En contribuant au bien-être intestinal, ils soutiennent également la réponse immunitaire globale de l’organisme.

Les prébiotiques se trouvent naturellement dans de nombreux aliments, notamment :

  • Les légumes : comme les artichauts, les asperges, les oignons, l’ail…
  • Les fruits : comme les bananes, les pommes, les poires…
  • Les céréales : comme l’avoine, le blé entier, l’orge…
  • Les légumineuses : comme les haricots, les lentilles, les pois chiches…

Les prébiotiques peuvent être consommés naturellement par le biais d’une alimentation riche en fibres comme ceux mentionnés ci-dessus. 

Ils sont également disponibles sous forme de compléments alimentaires pour ceux qui cherchent à optimiser leur apport en prébiotiques de manière ciblée.

Intégrer des sources riches en prébiotiques dans votre alimentation quotidienne et celle de votre entourage est une façon efficace de soutenir le bien-être intestinal et général à long terme.

VII. Intégrer les probiotiques dans son quotidien et celui de sa famille :

Intégrer des probiotiques dans son quotidien peut être simple et efficace lorsque l’on cerne bien les aliments qui en contiennent. 

A. Intégrer les probiotiques dans l'alimentation familiale :

Quels probiotiques choisir 2

Encouragez la consommation régulière d’aliments fermentés riches en probiotiques tels que le yaourt nature, le kéfir, la choucroute, le kimchi et le miso mais aussi le kombucha, le tempeh et le pain au levain. Ces aliments peuvent être retrouvés en magasin bio par exemple. 

Optez pour des versions non sucrées ou faibles en sucre pour maximiser les bienfaits des probiotiques.

Vous pouvez intégrer ces aliments dans le quotidien comme par exemple : 

  • Consommer du kombucha à l’apéritif plutôt que de l’alcool.  
  • Ajouter du yaourt nature ou du kéfir aux smoothies du matin, comme dessert après les repas ou dans les sauces à base de yaourt par exemple. 
  • Utiliser la choucroute ou le kimchi comme condiment ou garniture dans les sandwichs, les salades ou les plats de riz.
  • Remplacer le pain blanc par du pain au levain

B. Utilisation de probiotiques en complément :

Envisagez l’utilisation de compléments probiotiques , en particulier pour les membres de la famille qui pourraient bénéficier d’un soutien supplémentaire pour l’équilibre de leur flore intestinale.

Consultez un professionnel de santé pour voir quels probiotiques choisir en fonction des besoins spécifiques de chaque membre de la famille.

VIII. Probiotiques comment ça marche - Conclusion :

Comprendre comment fonctionnent les probiotiques et leur importance dans le maintien d’un microbiote intestinal équilibré peut aider à optimiser l’équilibre de la flore intestinale de toute la famille. 

Intégrer des probiotiques et des prébiotiques dans l’alimentation quotidienne peut être une stratégie simple et efficace pour soutenir la croissance et le bien-être des enfants ainsi que des adultes. 

En intégrant régulièrement des probiotiques dans l’alimentation familiale, vous contribuez à soutenir le bien-être digestif, le système immunitaire et promouvoir le bien-être général de tous les membres de la famille. 

Assurez-vous de varier les sources de probiotiques pour maximiser les avantages pour votre équilibre et d’adapter les choix alimentaires en fonction des préférences et des besoins individuels de chaque membre de la famille.

Les liens qui m’ont aidé :

  • https://www.passeportsante.net/magazine/nutrition?doc=aliments-plus-riches-probiotiques
  • https://www.vidal.fr/parapharmacie/complements-alimentaires/probiotiques-bifidobacteries-saccharomycetes.html

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Comment avoir un bon microbiote ? https://ovh.lorica.fr/avoir-un-bon-microbiote/ Wed, 07 Aug 2024 06:00:00 +0000 https://lorica.fr/?p=25368 Comment avoir un bon microbiote ? I. Comment avoir un bon microbiote ? – Introduction Le microbiote intestinal, composé de...

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Comment avoir un bon microbiote ?

I. Comment avoir un bon microbiote ? - Introduction

comment avoir un bon microbiote

Le microbiote intestinal, composé de milliards de micro-organismes, joue un rôle essentiel dans votre bien-être. Nous verrons dans cet article comment avoir un bon microbiote pour optimiser votre vitalité ainsi que celle de votre famille.

En effet, il est crucial de comprendre que ce petit monde dans les intestins influence la digestion, le système immunitaire et même l’humeur.

En équilibre, ces bactéries, virus et champignons protègent contre les agents pathogènes et aident à digérer les aliments.

Prendre soin de votre microbiote en optant pour des aliments bons pour le microbiote, une alimentation équilibrée, en mettant en place une bonne gestion de votre stress et de vos émotions ainsi qu’une activité physique régulière, contribuera à votre bien-être général physique et mental de toute votre famille.

II. Comment avoir un bon microbiote ? - Rôle du microbiote :

Le microbiote est un ensemble de micro-organismes tels que les champignons, virus, bactéries ainsi que les protozoaires qui sont liés les uns aux autres et qui ont différents rôles sur votre organisme.

Le microbiote se situe dans l’intestin et son rôle dépasse largement la simple digestion. C’est ce que nous allons voir dans cette partie.

A. Son rôle dans la digestion :

Le microbiote dégrade des aliments que nous ne pouvons pas digérer seuls, comme les fibres alimentaires complexes (la cellulose présente dans les légumes verts et les céréales complètes par exemple) et le lactose (dans le lait).

Il fermente également certains glucides non digérés (comme l’amidon, qui n’est pas digéré par l’estomac), produisant des acides gras à chaîne courte (AGCC). Ces AGCC ont des effets bénéfiques sur le bien-être intestinal et général.

C’est grâce à ses enzymes qu’il a la capacité de digérer et d’absorber ces nutriments.

Il a également un rôle dans la synthèse des vitamines essentielles, notamment la vitamine K et certaines vitamines B.

En occupant l’espace intestinal, le microbiote empêche la prolifération de bactéries pathogènes et protège ainsi l’organisme.

La protection du système immunitaire est par ailleurs le deuxième plus grand rôle du microbiote et c’est ce que nous allons tenter de vous expliquer maintenant

B. Son rôle dans le système immunitaire :

microbiote

70 % de nos cellules immunitaires proviennent de nos intestins. Le microbiote protège contre les microbes et maintient l’imperméabilité intestinale.

En effet, les micro-organismes, liés les uns aux autres, forment un biofilm qui protège la paroi intestinale et empêche le passage de tout ce qu’on ingère dans la circulation sanguine et lymphatique (donc le système immunitaire).

La muqueuse intestinale fonctionne donc comme un filtre qui laisse passer les nutriments nécessaires tout en bloquant certains micro-organismes indésirables. Cette barrière est essentielle pour protéger votre organisme contre les agents pathogènes.

Ce sont les cellules immunitaires de l’intestin qui sont en contact direct avec les micro-organismes du microbiote. Elles doivent faire preuve de discernement pour tolérer les nutriments issus de l’alimentation tout en combattant les éléments pathogènes. Cette interaction fine est cruciale pour maintenir l’équilibre entre protection et tolérance.

Cependant, lorsque le microbiote est déséquilibré (dysbiose), cela peut entraîner divers problèmes, tels que la fatigue, des troubles digestifs, des allergies, des intolérances et/ou un déséquilibre dans les réactions immunitaires.

C. Son rôle dans le système nerveux :

comment avoir un bon microbiote

Saviez-vous que de nombreux neurones résident dans le microbiote ? Cette connexion entre l’intestin et le cerveau est permanente et son rôle va bien au-delà de la digestion.

L’intestin héberge environ 200 millions de neurones qui communiquent en permanence avec ceux du cerveau. Ce réseau de neurones est appelé système nerveux entérique (SNE) et régule la motilité intestinale, la sécrétion d’hormones, la perception des signaux environnementaux et influence nos comportements, nos émotions et même certaines pathologies du système nerveux.

La communication entre le microbiote intestinal et le système nerveux central se fait par l’axe intestin-cerveau qui implique les cellules immunitaires, les neurones intestinaux et les bactéries du microbiote.

La communication entre les deux acteurs est bidirectionnelle, c’est-à-dire que le cerveau envoie des signaux chimiques, électriques et neuronaux à l’intestin mais cela fonctionne également dans l’autre sens.

Les bactéries du microbiote produisent des métabolites (comme les acides gras à chaîne courte) lorsqu’elles fermentent les fibres alimentaires. Ces métabolites peuvent influencer les neurones entériques et les cellules immunitaires. Certains d’entre eux traversent la barrière intestinale et atteignent le cerveau via le sang.

L’inflammation de l’intestin peut altérer la perméabilité de la barrière intestinale. Cela permet à des molécules pro-inflammatoires de pénétrer dans le sang et d’atteindre le cerveau. Ces molécules peuvent perturber la signalisation des neurotransmetteurs (comme la sérotonine) et affecter l’humeur et le comportement.

Nous savons également que le microbiote influence la production de neurotransmetteurs tels que la sérotonine, la dopamine et le GABA. Ces substances chimiques jouent un rôle crucial dans la régulation de l’humeur, du stress et du sommeil.

Des études scientifiques ont montré que certaines bactéries intestinales pourraient avoir un impact sur la qualité de vie et que certains états dépressifs pourraient être associés à un déséquilibre de la flore intestinale.
Nous voyons donc à quel point le microbiote peut impacter votre bien-être mental et celui de votre famille au quotidien.

Heureusement, la vie vous offre de nombreuses solutions pour prendre soin et/ou rééquilibrer votre microbiote et favoriser votre bien-être digestif, immunitaire, mental et global.

Avant de vous présenter les différentes solutions naturelles, il est intéressant de se demander comment se forme le microbiote et comment optimiser celui de ses enfants dès la naissance.

III. Comment avoir un bon microbiote ? - Formation du microbiote :

Nous avons donc vu le rôle du microbiote et l’importance d’en prendre soin pour optimiser votre vitalité, votre bien-être global ainsi que celui de votre famille.

La formation du microbiote est un processus complexe et dynamique qui commence dès la naissance et évolue tout au long de la vie.

La colonisation du microbiote lors de l’accouchement est un moment crucial qui influence la composition microbienne du nouveau-né.

Lors de l’accouchement par voie vaginale, le bébé est exposé à une composition microbienne similaire à celle des adultes, avec une abondance de bactéries bénéfiques telles que les bifidobactéries, ce qui influence la composition initiale du microbiote. Ces bactéries colonisent la peau et les muqueuses du nouveau-né, contribuant ainsi à la diversification du microbiote.

Les bébés nés par césarienne ont un microbiote différent car ils ne sont pas exposés aux bactéries vaginales. Selon une grande étude dans ce domaine, les bébés césariens acquièrent une communauté microbienne qui ressemble davantage à celle de la peau de leur mère.

Au cours des deux premières années de vie, le microbiote évolue rapidement. Il est influencé par l’alimentation, l’environnement et les interactions sociales.

probiotiques comment ça marche

L’allaitement maternel a un impact significatif sur la composition du microbiote intestinal du bébé. En effet, il contient plus de 700 bactéries dont de très bénéfiques telles que les bifidobactéries et les lactobacilles. L’allaitement permet donc au bébé d’avoir un microbiote diversifié et riche en bonnes bactéries, ce qui contribue à soutenir son système immunitaire.

Comme nous l’avons vu dans le chapitre précédent, le microbiote a un rôle de digestion du lactose. Pour le nouveau-né, un bon microbiote permet donc une digestion optimale du lait.

Par la suite, le microbiote du bébé puis de l’enfant et de l’adulte va évoluer et se modifier en fonction de son hygiène de vie :

  • Son alimentation.
  • Son stress.
  • Son activité physique.
  • Sa sédentarité.
  • La prise d’antibiotiques, qui peut perturber l’équilibre du microbiote en éliminant non seulement les bactéries pathogènes mais aussi les bactéries bénéfiques.
  • La consommation de tabac, d’alcool, de drogues
  • L’âge car, en vieillissant, la diversité microbienne tend à se limiter et des changements dans le microbiote peuvent être associés à des maladies liées à l’âge.

C’est donc pour cela qu’il est intéressant de comprendre comment avoir un bon microbiote et ainsi optimiser votre vitalité, votre bien-être, celui de votre famille et de vos proches.

IV. Signes d’un déséquilibre du microbiote :

Lorsque nous évoquons un déséquilibre du microbiote, nous parlons de dysbiose

La dysbiose est une altération de la composition ou de la fonction des micro-organismes qui constituent le microbiote, ce qui peut avoir des effets négatifs sur le bien-être de la personne. 

Chaque personne possède un microbiote unique, influencé par des facteurs tels que l’alimentation, l’environnement, les médicaments et la génétique. Par conséquent, les signes de dysbiose peuvent varier d’une personne à l’autre.

Certaines personnes peuvent présenter des troubles digestifs, tandis que d’autres peuvent avoir des problèmes de peau, des troubles de l’humeur, de la fatigue chronique, des mycoses à répétition ou un déséquilibre de la fonction de la thyroïde

Certains facteurs accentuent le risque de dysbiose, comme les antibiotiques, les régimes alimentaires riches en sucres et en graisses, le stress et les infections.

Si vous soupçonnez un déséquilibre de votre microbiote, nous vous conseillons de consulter un professionnel pour une évaluation précise et des conseils adaptés et personnalisés. 

Voici cependant les signes les plus courants qui peuvent indiquer une dysbiose.

A. Troubles digestifs chroniques :

a. Gaz et ballonnements :

Les ballonnements et les flatulences sont des signes courants de la dysbiose. 

Ils sont souvent causés par une fermentation excessive des aliments non digérés dans l’intestin. 

Les bactéries déséquilibrées produisent des gaz en décomposant les fibres et les sucres non absorbés, entraînant une accumulation de gaz dans l’intestin.

b. Diarrhée :

La dysbiose peut altérer la capacité de l’intestin à absorber l’eau et les nutriments, entraînant une diarrhée

Cela peut résulter d’une prolifération de bactéries pathogènes qui produisent des toxines, perturbant le fonctionnement normal de l’intestin et accélérant le transit intestinal.

c. Constipation :

À l’inverse de la diarrhée, la dysbiose peut également provoquer la constipation

Un déséquilibre dans le microbiote intestinal peut ralentir le transit intestinal en modifiant la motilité intestinale et en limitant la production de mucus ce qui rend les selles plus difficiles à évacuer.

d. Douleurs abdominales :

comment avoir un bon microbiote

Les douleurs abdominales sont fréquemment signalées chez les personnes souffrant de dysbiose. 

 

Ces douleurs peuvent être causées par l’inflammation de la muqueuse intestinale, la distension due aux gaz ou des spasmes intestinaux

 

La dysbiose peut également sensibiliser les terminaisons nerveuses dans l’intestin, accentuant la perception de la douleur.

e. Nausées et vomissements :

Dans certains cas, la dysbiose peut entraîner des nausées et des vomissements

Cela peut être le résultat de la production de métabolites toxiques par des bactéries pathogènes qui irritent la muqueuse gastrique et intestinale ou d’une perturbation du transit normal des aliments dans le tractus gastro-intestinal.

f. Plénitude précoce :

Une sensation de plénitude précoce, où on se sent rassasié après avoir consommé une petite quantité de nourriture, peut également être un symptôme de la dysbiose. 

Cela peut être dû à une perturbation du fonctionnement normal de l’estomac et de l’intestin, affectant le processus de digestion et de vidange gastrique.

g. Malabsorption et mauvaise digestion :

La dysbiose peut interférer avec la digestion et l’absorption des nutriments, conduisant à une malabsorption

Cela peut se manifester par une perte de poids involontaire, une fatigue chronique et des carences en vitamines et minéraux. 

La mauvaise digestion peut également provoquer des selles grasses ou volumineuses, indiquant que les graisses ne sont pas correctement absorbées.

Il existe d’autres nombreux signes de dysbiose, uniques à chacun. La fatigue chronique par exemple ou une mauvaise haleine, une langue chargée, une lourdeur d’estomac, des reflux gastriques, des troubles du sommeil peuvent témoigner d’un déséquilibre du microbiote intestinal.

B. Anxiété :

Les recherches montrent un lien étroit entre le bien-être intestinal et le bien-être mental, souvent décrit sous le terme “axe intestin-cerveau”. 

Voyons maintenant les mécanismes par lesquels la dysbiose peut influencer l’anxiété et les implications pour la gestion de cette condition.

a. Inflammation et anxiété :

La dysbiose peut entraîner une inflammation intestinale chronique qui libère des cytokines pro-inflammatoires

Ces cytokines peuvent traverser la barrière hémato-encéphalique et affecter les fonctions cérébrales pouvant entraîner des états anxieux.

b. Les neurotransmetteurs :

Les bactéries intestinales jouent un rôle dans la production de neurotransmetteurs tels que la sérotonine et le GABA (acide gamma-aminobutyrique) qui sont essentiels à la régulation de l’humeur. 

Une dysbiose peut altérer la production de ces neurotransmetteurs, contribuant ainsi à l’anxiété.

c. Métabolites microbiens :

Les micro-organismes intestinaux produisent divers métabolites dont certains peuvent avoir des effets directs sur le cerveau. 

Par exemple, les acides gras à chaîne courte produits par la fermentation des fibres alimentaires contribuent à une protection des neurones et protègent de l’inflammation. 

Un déséquilibre microbien peut interférer dans la production de ces métabolites bénéfiques et donc avoir un impact sur l’inflammation des cellules cérébrales. 

d. Perméabilité intestinale :

La dysbiose peut endommager la barrière intestinale, accentuant la perméabilité intestinale

Cela permet à des substances potentiellement nocives de pénétrer dans la circulation sanguine et lymphatique ce qui peut déclencher des réponses immunitaires et inflammatoires affectant le cerveau.

Un microbiote déséquilibré peut influencer votre humeur, votre bien-être mental et celui de votre famille. 

Mais heureusement, en adoptant une hygiène de vie équilibrée et saine, il est tout à fait possible de préserver votre bien-être ainsi que celui de vos proches. 

C. Prise ou perte de poids difficile :

Le microbiote intestinal joue un rôle clé dans la régulation du métabolisme, de l’absorption des nutriments et des réactions immunitaires. Ce sont tous des facteurs qui peuvent influencer le poids corporel.

a. Malabsorption des nutriments et perte de poids :

comment avoir un bon microbiote

La dysbiose peut altérer la digestion et l’absorption des nutriments essentiels. 

 

Les bactéries bénéfiques aident normalement à décomposer les fibres alimentaires en acides gras à chaîne courte (AGCC) qui sont une source d’énergie importante. 

 

Limiter ces bactéries peut entraîner une malabsorption des graisses, des protéines et des glucides et entraîner une perte de poids involontaire.

b. Inflammation intestinale et perte de poids :

L’inflammation intestinale peut contribuer à une perméabilité de l’intestin et ainsi perturber le métabolisme et favoriser la dépense énergétique, contribuant à une perte de poids. 

 

De plus, l’inflammation chronique peut provoquer une réponse immunitaire accrue, utilisant davantage d’énergie de l’organisme.

c. Altération des signaux de satiété et perte de poids :

Les bactéries intestinales influencent la production de certains neurotransmetteurs et hormones régulant l’appétit comme la ghréline (hormone de la faim) et la leptine (hormone de la satiété)

 

Un déséquilibre microbien peut perturber ces signaux, limitant l’appétit et entraînant une perte de poids.

d. Modification du métabolisme et prise de poids :

Les bactéries intestinales jouent un rôle dans la conversion des fibres alimentaires en AGCC qui peuvent affecter le métabolisme lipidique. 


Une grande quantité des bactéries qui favorisent l’extraction maximale des calories des aliments peut conduire à une prise de poids. Par exemple, les firmicutes sont souvent associées à l’obésité car elles sont plus efficaces pour extraire l’énergie des aliments.

e. Stockage des graisses et prise de poids :

Certains métabolites produits par les bactéries intestinales peuvent favoriser le stockage des graisses

Par exemple, le butyrate, un AGCC, peut influencer le stockage des graisses et la sensibilité à l’insuline

Une dysbiose accentuant la production de ces métabolites peut entraîner une accumulation de graisse dans l’organisme.

f. Résistance à l’insuline et prise de poids :

L’inflammation liée à la dysbiose contribue à la résistance à l’insuline. 

L’insulinorésistance est souvent associée à une prise de poids car elle perturbe la régulation du glucose sanguin et favorise le stockage des graisses.

g. Comportements alimentaires et prise de poids

Un microbiote déséquilibré peut également influencer les préférences alimentaires et les comportements alimentaires

Certaines bactéries (ou champignons comme le candida albicans) peuvent accentuer les envies de sucre et d’aliments riches en graisses, contribuant à une prise de poids.

D. Sensibilité aux infections et maladies auto-immunes :

Au début de cet article, nous avons vu le rôle du microbiote dans le système immunitaire.

En effet, le microbiote intestinal joue un rôle crucial dans la modulation de la réponse immunitaire, et un déséquilibre dans cette communauté microbienne peut déclencher ou accentuer des conditions auto-immunes.

Tout d’abord car la dysbiose entraîne une réaction immunitaire intestinale qui va altérer la production de métabolites anti-inflammatoires comme les AGCC et conduire à une inflammation. Cette inflammation perturbe l’équilibre immunitaire, entraînant la production de cytokines pro-inflammatoires qui peuvent promouvoir des réponses auto-immunes.

Cette dysbiose peut également endommager la barrière intestinale, entraînant sa perméabilité. Cela permet à des antigènes alimentaires, des toxines bactériennes et des agents pathogènes de pénétrer dans la circulation sanguine et lymphatique, déclenchant des réponses immunitaires inappropriées ou excessives et entraînant un risque de maladies auto-immunes. 

a. Les maladies auto-immunes :

Même s’il s’agit ici d’une liste non exhaustive, voici quelques maladies auto-immunes pouvant être liées à un déséquilibre du microbiote intestinal. 

Le diabète de type 1 est une maladie auto-immune où le système immunitaire attaque les cellules bêta du pancréas. Des études ont montré que les patients atteints de diabète de type 1 ont souvent une composition microbienne altérée, avec moins de bactéries productrices d’AGCC, ce qui peut contribuer à l’inflammation systémique et à l’auto-immunité. 

La maladie cœliaque est une maladie auto-immune déclenchée par la consommation de gluten. La dysbiose peut jouer un rôle en accentuant la perméabilité intestinale et en favorisant une réponse immunitaire excessive au gluten, conduisant à une réaction immunitaire et à des dommages à la muqueuse intestinale.

La polyarthrite rhumatoïde est une maladie auto-immune caractérisée par une inflammation des articulations. Des altérations du microbiote intestinal, notamment une grande quantité de bactéries pro-inflammatoires comme Prevotella copri, ont été associées à un risque accru de développer cette maladie.

Le lupus est une maladie auto-immune où le système immunitaire attaque divers organes et tissus. Des études ont montré que les patients atteints de lupus ont souvent une dysbiose marquée par moins de bactéries bénéfiques et plus de bactéries pathogènes, contribuant à une inflammation systémique et à des réponses auto-immunes.

Cependant, même si la dysbiose entraîne des maladies auto-immunes ainsi que des déséquilibres de l’organisme en général, cela peut tout à fait être prévenu avec une hygiène de vie saine et respectueuse

Que ce soit pour vous, vos enfants, votre conjoint(e), vos amis, … prendre conscience de la richesse d’avoir un microbiote en pleine vitalité est un premier pas vers un bien-être quotidien.

E. Problèmes cutanés :

La dysbiose intestinale peut également avoir des effets significatifs sur le bien-être de la peau

La relation entre le microbiote intestinal et la peau est souvent décrite comme l’axe intestin-peau. Cet axe désigne les interactions bidirectionnelles entre l’intestin et la peau, médiées par divers facteurs immunologiques, métaboliques et endocriniens. 

Le microbiote intestinal joue un rôle crucial dans la régulation des réactions immunitaires et locales qui peuvent à leur tour affecter le bien-être de la peau.

En effet, la dysbiose intestinale (perméabilité intestinale) peut provoquer une réaction immunitaire. Cela permet aux toxines et aux antigènes de pénétrer dans la circulation sanguine et lymphatique, déclenchant des réponses immunitaires qui peuvent se manifester sur la peau sous forme de rougeurs, d’irritations et de diverses affections cutanées inflammatoires.

Concernant la peau, cela va se traduire par des réactions immunitaires telles que le psoriasis et l’eczéma.

Le déséquilibre microbien peut entraîner du stress oxydatif en limitant les antioxydants produits par un microbiote normal. Le stress oxydatif est un facteur clé dans le vieillissement cutané et dans le développement de diverses affections cutanées inflammatoires.

L’acné est souvent liée à une inflammation de l’organisme et à des déséquilibres hormonaux. La dysbiose peut exacerber ces facteurs en provoquant des réactions immunitaires et en perturbant la production de sébum, ce qui peut favoriser la prolifération de bactéries cutanées pathogènes.

Le psoriasis est une maladie auto-immune caractérisée par des plaques rouges et squameuses sur la peau. Des études ont montré que les personnes atteintes de psoriasis ont souvent une dysbiose intestinale avec moins de bactéries bénéfiques et plus de bactéries pro-inflammatoires.

L’eczéma est une affection inflammatoire de la peau souvent associée à des réactions allergiques et à des déséquilibres immunitaires. La dysbiose peut jouer un rôle en accentuant la perméabilité intestinale et en favorisant une réponse immunitaire hyperactive.

La rosacée est une affection cutanée inflammatoire caractérisée par des rougeurs et des vaisseaux sanguins visibles sur le visage. La dysbiose peut contribuer à cette condition en accentuant l’inflammation de l’organisme et en affectant la régulation vasculaire.

Il s’agit ici de quelques exemples de troubles cutanés qui peuvent être causés par un déséquilibre du microbiote. Si vous ou votre famille ressentez des perturbations au niveau de votre peau, nous vous conseillons de consulter un professionnel qui saura trouver la cause de ces signes et vous aider à rééquilibrer votre bien-être cutané et digestif. 

Mais comment avoir un bon microbiote ? Voici les solutions naturelles que nous vous conseillons. 

V. Les solutions naturelles pour un microbiote optimal :

Équilibrer le microbiote intestinal est essentiel pour un bien-être optimal. 

Un microbiote équilibré aide à favoriser la digestion, soutenir le système immunitaire, réguler l’humeur et le poids. 

Voici quelques solutions naturelles pour savoir comment avoir un bon microbiote et rétablir son équilibre et celui de sa famille. 

A. Alimentation :

Une alimentation riche en aliments bons pour le microbiote est essentielle pour maintenir un microbiote intestinal normal. 

 

Elle permet de favoriser la diversité microbienne et de soutenir le bien-être en général. 

aliments bons pour le microbiote 2

a. Les fibres alimentaires :

Les fibres alimentaires sont l’une des composantes les plus importantes pour un microbiote normal. 

Les fibres sont fermentées par les bactéries intestinales pour produire des acides gras à chaîne courte (AGCC) comme le butyrate, l’acétate et le propionate qui ont des effets positifs sur les réactions immunitaires et soutiennent le bien-être intestinal.

En effet, les AGCC nourrissent les cellules de la paroi intestinale (colonocytes) et participent à un bon fonctionnement immunitaire.  

Les fibres alimentaires accentuent également le volume des selles et facilitent leur passage dans le côlon.

Elles préviennent la constipation et assurent un transit intestinal régulier ce qui aide à éliminer les toxines et à prévenir les infections.

Sources : fruits, légumes, légumineuses, grains entiers, noix et graines.

b. Les aliments fermentés :

Les aliments fermentés sont des aliments bons pour le microbiote car ils contiennent des probiotiques, des bactéries bénéfiques qui peuvent aider à rétablir l’équilibre microbien.

Les probiotiques issus des aliments fermentés aident à rééquilibrer et à diversifier le microbiote et peuvent soutenir le système immunitaire et digestif. 

Les bactéries probiotiques aident à décomposer les aliments, facilitant la digestion et l’absorption des nutriments.

Sources : yaourt, kéfir, choucroute, kimchi, miso, tempeh, cornichons fermentés.

c. Les prébiotiques :

Les prébiotiques sont des types spécifiques de fibres qui nourrissent les bactéries bénéfiques dans l’intestin (comme les bifidobactéries et les lactobacilles), ce qui contribue à maintenir un équilibre microbien normal. 

Comme les fibres, les prébiotiques sont fermentés pour produire des AGCC, soutenant ainsi le bien-être intestinal et immunitaire. 

Les prébiotiques aident à maintenir l’intégrité de la barrière intestinale, limitant le risque de perméabilité intestinale et de réactions immunitaires.

Sources : ail, oignons, poireaux, asperges, bananes, topinambours, racine de chicorée, avoine, pommes.

d. Les polyphénols :

Les polyphénols sont des composés végétaux qui peuvent lutter contre le stress oxydatif cellulaire et peuvent favoriser la croissance des bactéries bénéfiques tout en inhibant les bactéries pathogènes. 

Les polyphénols optimisent la fonction endothéliale et régulent le métabolisme des lipides et du glucose, ce qui a des répercussions positives sur le bien-être global.

Sources : baies, thé vert, chocolat noir, olives, épices (comme le curcuma et le gingembre).

e. Les bonnes graisses :

Les bonnes graisses, principalement insaturées, sont essentielles pour de nombreuses fonctions corporelles, y compris le bien-être cellulaire et la production d’hormones. 

Les graisses insaturées ont une action bénéfique sur les réactions immunitaires et aident à moduler l’inflammation intestinale. 

Elles contribuent également à la structure et à la fonction des membranes cellulaires, y compris celles des cellules intestinales, aidant à maintenir une barrière intestinale intacte.

Sources : avocats, noix, graines, huile d’olive extra vierge/de cameline/de lin/de colza/de coco, ghee, poissons gras (comme le saumon, les sardines, les anchois, les maquereaux).

f. Les protéines de haute qualité :

Les protéines sont essentielles pour la réparation des tissus y compris la muqueuse intestinale. 

Les acides aminés provenant des protéines sont nécessaires à la production d’enzymes digestives et d’acide chlorhydrique qui facilitent la digestion et l’absorption des nutriments.

Nous vous conseillons d’opter pour des sources de protéines maigres et végétales.

Sources : légumineuses (haricots rouge et blanc, petits pois, lentilles vertes et corail, pois chiches…) associées à des céréales (semoule, pâtes complètes, riz complet, sarrasin…) œufs, volailles, poissons, tofu, quinoa, fromage de petits animaux (brebis ou chèvre).

g. Une hydratation optimale :

L’eau est essentielle pour maintenir l’hydratation des cellules intestinales et la consistance des selles, facilitant ainsi leur passage. Elle participe à la digestion et à l’absorption des nutriments.


Une bonne hydratation aide à prévenir la constipation et assure un transit intestinal régulier, ce qui est crucial pour éviter la stagnation de déchets qui pourraient perturber l’équilibre microbien.

Sources : eau, tisanes, bouillons (d’os par exemple).

h. Les aliments à éviter ou à limiter :

Certains aliments peuvent perturber l’équilibre du microbiote et devraient être limités, comme par exemple : 

  • Les sucres raffinés et édulcorants artificiels qui peuvent favoriser la croissance des bactéries pathogènes.

  • Les aliments ultra-transformés, souvent riches en additifs, conservateurs et faibles en nutriments qui vont venir altérer le microbiote et entraîner de la fatigue digestive.

  • Les graisses saturées et trans. Elles sont présentes dans les aliments frits et les produits de boulangerie industriels et peuvent induire des réactions immunitaires. 

  • L’alcool car il modifie la composition du microbiote en favorisant certaines espèces de bactéries au détriment d’autres. Par exemple, il peut entraîner la présence de bactéries potentiellement pathogènes tout en limitant celles considérées comme bénéfiques pour le bien-être. L’alcool peut également perturber les réactions immunitaires et peut endommager la barrière intestinale et entraîner sa perméabilité, permettant aux toxines et aux débris bactériens de pénétrer dans la circulation sanguine et de déclencher des réponses immunitaires inappropriées. Lorsque le microbiote métabolise l’alcool, il produit des métabolites potentiellement toxiques tels que l’acétaldéhyde. Ces métabolites peuvent endommager les cellules intestinales et induire des réactions immunitaires, contribuant ainsi à la détérioration de l’intégrité de la muqueuse intestinale. 

  • Les antibiotiques qui viennent déséquilibrer le microbiote en tuant les bactéries bonnes et pathogènes au profit de la flore fongique. 

i. Exemple d’alimentation équilibrée dans une journée :

Petit déjeuner : 

  • 2 oeufs au plat cuit avec du ghee (en gardant le jaune le moins cuit possible pour conserver toutes ses propriétés) avec une salade verte.

Déjeuner :

  • Une salade de tomates, avocat et haricots verts. 
  • Filet de saumon grillé avec des asperges et des patates douces rôties. 
  • Si envie d’un dessert : une pomme.

Collation (uniquement si envie) : 

  • Une poignée d’oléagineux (noix, amandes, noisettes, graines de tournesol…) + des fruits de saison (myrtilles, framboises, mûres, fraises, kiwi…). 

Dîner :

  • Une salade de quinoa avec des légumes variés (courgettes, concombres, tomates), des pois chiches et une vinaigrette à l’huile de colza et vinaigre de cidre (idéal pour le pH de l’estomac et une glycémie normale). 
  • Si envie d’un dessert : yaourt au lait végétal (coco, riz, avoine) ou de petits animaux (brebis, chèvre), un carré de chocolat noir (minimum 70% de cacao). 

j. Conseils supplémentaires :

Varier les aliments : la diversité alimentaire contribue à une plus grande diversité microbienne. Il est primordial de consommer des aliments bons pour le microbiote. 

Cuisiner maison : préparer vos repas permet de mieux contrôler les ingrédients et d’éviter les additifs et conservateurs.

Pensez à bien mâcher (idéalement entre 30 et 40 fois) : cela favorise une meilleure digestion et l’absorption des nutriments. Vous pouvez poser votre fourchette entre chaque bouchée pour vous aider.  

Limiter le stress : le stress peut perturber l’équilibre microbien, donc intégrer des techniques de gestion du stress est bénéfique. Par exemple, pratiquez la cohérence cardiaque juste avant de vous mettre à table. Cela peut être un exercice ludique et bénéfique à réaliser avec toute votre famille. 

B. Micronutrition :

Les micronutriments sont essentiels pour soutenir les fonctions intestinales et immunitaires. Voici quelques exemples des micronutriments les plus importants dans le soutien de ces fonctions. 

a. Vitamine D :

La vitamine D aide à soutenir les jonctions serrées entre les cellules épithéliales intestinales, évitant ainsi la perméabilité intestinale et empêchant les bactéries pathogènes de pénétrer dans la circulation sanguine.

Elle module également les cellules immunitaires ce qui aide à prévenir les réactions immunitaires dans l’intestin, optimisant un environnement favorable aux bactéries bénéfiques.

Un taux adéquat de vitamine D est associé à une plus grande diversité microbienne ce qui est bénéfique pour le bien-être général.

Sources : exposition au soleil, poissons gras, œufs, champignons.

b. Vitamine B :

Les vitamines B, en particulier B6, B9 (folate) et B12, sont nécessaires à la synthèse des neurotransmetteurs et des enzymes digestives, contribuant à une digestion efficace et au bien-être mental.

La vitamine B12 est essentielle pour la synthèse de l’ADN et la division cellulaire, soutenant ainsi le maintien de la muqueuse intestinale.

La vitamine B6 participe au métabolisme normal des protéines. 

Sources : viandes maigres, légumes verts, noix, graines, légumineuses.

c. Zinc :

Le zinc contribue au fonctionnement normal du système immunitaire.

Sources : viandes, noix, graines, produits laitiers.

d. Magnésium :

Le magnésium participe à une fonction musculaire normale dans l’intestin, facilitant le transit intestinal et limitant les risques de constipation, ce qui favorise un environnement propice aux bactéries bénéfiques.

Le stress chronique peut perturber le microbiote. En contribuant au fonctionnement normal du système nerveux, le magnésium joue un rôle protecteur.

Le magnésium est également un cofacteur pour de nombreuses enzymes digestives aidant à la dégradation des aliments et à l’absorption des nutriments essentiels pour le bien-être global. 

Sources : amandes, épinards, haricots noirs, chocolat noir. 

C. Probiotiques naturels :

 

Comme évoqué ci-dessus, les probiotiques sont des bactéries (micro-organismes vivants) bénéfiques qui concourt à l’équilibre de la flore intestinale.

En effet, elles aident à décomposer les aliments, facilitant la digestion et l’absorption des nutriments.

Sources : yaourt, kéfir, choucroute, kimchi, miso, tempeh, cornichons fermentés, kombucha, complémentation.

D. Enzymes digestives :

Les enzymes digestives jouent un rôle crucial dans le microbiote intestinal en facilitant la décomposition des aliments complexes en nutriments simples, ce qui est essentiel pour le bien-être digestif et une nutrition optimale.

Produites principalement par le pancréas et les cellules de la muqueuse intestinale, elles décomposent les glucides, les protéines et les lipides des aliments en molécules plus petites. Ces molécules peuvent ensuite être absorbées à travers la paroi intestinale pour être utilisées par l’organisme.

En décomposant les aliments en nutriments simples comme les sucres, les acides aminés et les acides gras, les enzymes digestives facilitent leur absorption à travers la paroi intestinale. Cela permet à l’organisme d’utiliser ces nutriments pour divers processus métaboliques comme la croissance, la réparation tissulaire et la production d’énergie.

En digérant efficacement les aliments, les enzymes digestives contribuent à limiter la formation de déchets alimentaires non digérés dans le côlon. Cela limite également la prolifération de bactéries de putréfaction qui pourraient produire des toxines potentiellement nocives pour le bien-être intestinal. 

Sources :  papaye (papaïne), ananas (bromélaïne), kiwi (actinidine), miel cru (enzymes digestives variées). 

E. Gestion du stress et des émotions :

Le lien entre la gestion du stress et des émotions et le microbiote intestinal est complexe et bidirectionnel comme nous avons pu le voir précédemment. Le stress chronique et les émotions négatives peuvent altérer la composition du microbiote intestinal

Pour éviter que le stress impacte le système digestif et son incroyable écosystème, il est important d’inclure dans votre routine et celle de votre famille quelques techniques qui visent à vous relaxer et favoriser votre bien-être mental. 

a. La méditation :

La méditation limite le stress en abaissant les niveaux de cortisol et en calmant le système nerveux sympathique, responsable de la réponse au stress.

Limiter le stress chronique favorise un environnement intestinal plus équilibré en prévenant les réactions immunitaires ce qui permet d’optimiser le bien-être du microbiote intestinal.

b. La respiration :

Les techniques de respiration profonde, comme la respiration abdominale, aident à limiter le stress en activant le système nerveux parasympathique souvent appelé le système nerveux de relaxation. 

Cela favorise la relaxation musculaire, abaisse la fréquence cardiaque et optimise la circulation sanguine vers les organes digestifs ce qui peut aider la digestion et l’absorption des nutriments nécessaires au microbiote intestinal.

c. La cohérence cardiaque :

La cohérence cardiaque est une technique de respiration rythmique qui synchronise la respiration avec le rythme cardiaque pour stimuler le système nerveux parasympathique. 

Cela aide à réguler la réponse au stress et à limiter les hormones du stress comme le cortisol. 

En prévenant le stress, la cohérence cardiaque peut aider la fonction digestive en favorisant une meilleure circulation sanguine vers les intestins et en soutenant une réponse immunitaire équilibrée.

d. Le yoga :

fatigue nerveuse

Le yoga combine des postures physiques (asanas), la respiration contrôlée et la méditation pour optimiser la flexibilité, la force et la relaxation

Les postures de yoga et la respiration profonde stimulent la circulation sanguine dans tout l’organisme, y compris les organes digestifs. 

Cela favorise une meilleure digestion en optimisant l’apport en oxygène et en nutriments essentiels aux cellules intestinales, soutenant ainsi la croissance et l’équilibre du microbiote.

e. Le magnésium :

Le magnésium est un minéral essentiel impliqué dans plus de 300 réactions enzymatiques dans l’organisme, y compris celles qui soutiennent la fonction musculaire et nerveuse. 

Il joue un rôle crucial dans le fonctionnement normal du système nerveux face au stress impactant positivement le système digestif pour lequel il contribue en plus à un fonctionnement musculaire normal et notamment à une motilité normale ce qui favorise un environnement intestinal plus favorable au microbiote.

f. Les fleurs de Bach :

Les Fleurs de Bach sont des élixirs floraux utilisés pour équilibrer les émotions négatives et favoriser la stabilité émotionnelle

En aidant à gérer le stress émotionnel, les Fleurs de Bach peuvent limiter les effets négatifs du stress sur le système digestif. 

Un état émotionnel plus équilibré peut contribuer à une meilleure régulation du système nerveux autonome, favorisant ainsi une fonction digestive optimale et un microbiote intestinal normal.

En intégrant ces techniques dans votre quotidien, vous pouvez non seulement prévenir le stress et optimiser votre bien-être émotionnel, mais aussi soutenir activement le bien-être de votre microbiote intestinal et celui de votre famille. 

Nous avons évoqué ces quelques techniques mais il en existe de nombreuses autres comme le jardinage, la lecture, le repos/les siestes, la musique, les balades en nature, l’écriture, le dessin, la sculpture, la peinture… 

Il est important de trouver les techniques qui vous relaxe et favorise votre bien-être mental et celui de vos proches pour vous sentir mieux dans votre ventre et votre quotidien en général.

F. Activité physique :

Une activité physique modérée optimise la motilité gastro-intestinale et est bénéfique pour la diversité microbienne en accélérant le transit et limitant le temps de contact entre les selles et la barrière intestinale.

Des études ont démontré que plus de 150 minutes d’exercice par semaine favorise la richesse et la diversité du microbiote.

 

Également, l’exercice favorise la synthèse de molécules modulant l’immunité et dotées de propriétés antimicrobiennes.

 

Là encore, il s’agit de vous écouter ainsi que de faire une activité qui réponde à vos besoins, envies et contraintes quotidiennes. Cela peut-être autant de la natation, de la boxe, de l’athlétisme, du vélo, du yoga, des exercices tibétains, de la danse, du fitness, de la salle de sport, de la course, de la musculation, de la marche rapide… 

 

Pour les femmes, nous vous recommandons également d’écouter vos besoins selon votre cycle menstruel. Pendant vos règles, favoriser une activité douce comme le pilate, le yoga, la natation, qui va venir masser les muscles et favoriser la détente musculaire, généralement contractés pendant cette période. 

 

Alors que pendant la phase ovulatoire, vous aurez certainement plus d’énergie et pourrez optimiser votre ovulation ainsi que votre énergie en soutenant vos muscles avec de la course, du cardio. 

VI. Comment avoir un bon microbiote ? - Conclusion :

Maintenir un bon microbiote n’est pas seulement une question de bien-être personnel mais est aussi une priorité pour celui de toute votre famille. 

Le microbiote, ce vaste ensemble de micro-organismes qui colonisent votre intestin, joue un rôle crucial dans la digestion, la régulation du système immunitaire et même dans votre humeur et vos niveaux d’énergie.

Un microbiote équilibré se forme dès la naissance et continue d’évoluer tout au long de la vie, influencé par votre alimentation, votre mode de vie ainsi que vos interactions avec l’environnement. 

Les symptômes d’un microbiote déséquilibré peuvent varier allant des ballonnements et des douleurs abdominales, à des problèmes de peau, des fluctuations de poids et même des troubles de l’humeur.

Heureusement, il existe de nombreuses stratégies naturelles pour optimiser votre microbiote et celui de vos proches.

D’une part en adoptant une alimentation riche en fibres, en prébiotiques et en aliments fermentés, des aliments bons pour le microbiote, d’autre part en intégrant des techniques de gestion du stress comme la méditation, le yoga et la cohérence cardiaque, et enfin en maintenant une activité physique régulière, vous pouvez créer un environnement propice à un microbiote optimal.

Prendre soin de votre microbiote est primordial pour votre bien-être et celui de votre famille. 

En équilibrant votre microbiote, vous favorisez une digestion optimale, un système immunitaire robuste et une meilleure humeur. 

En intégrant ces pratiques dans votre quotidien, vous posez les bases d’une vie plus saine et plus épanouie pour vous et vos proches.

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Les régimes et le métabolisme !

regime

Il suffit de regarder autour de vous pour constater cette évidence : nous ne sommes pas égaux face à la prise ou à la perte de poids. Injustice ?
On peut le voir ainsi mais ce qui est certain, c’est que le responsable, c’est le métabolisme !

Pour certains d’entre nous, il incite le corps à stocker les graisses et l’eau plutôt qu’à les éliminer. Le cerveau et les hormones ont leur part dans ce comportement excessif de votre corps et un rôle fondamental dans l’équilibre du poids. Surtout à des périodes importantes en bouleversements, comme après une ou plusieurs grossesses ou à la ménopause.

Régime… encore un !

La plupart du temps, ils sont la cause de frustrations, de déprime, d’une mauvaise estime de soi et, dans une boucle sans fin, ils incitent votre corps à stocker encore et davantage.

Les témoignages sont nombreux, on reprend souvent plus de poids que l’on en a perdu à l’issue d’un régime draconien.

Trouver son équilibre

Pour reprendre le contrôle de votre poids et le stabiliser, il faut avant tout trouver votre équilibre morphologique, travailler sur vos émotions, vos ressentis physiques et nutritionnels.
Il faut étudier avec objectivité le contenu de votre assiette mais aussi la charge de stress que vous subissez, la qualité de votre activité physique, vos habitudes de vie et vos maladies passées ou récentes. Cela permet de définir votre terrain métabolique, d’identifier vos carences et vos mauvaises pratiques pour réunir toutes les chances de réussite et de maintien du poids recherché.

Quelles bonnes pratiques ?

Retrouver une belle énergie physique pour bien bouger et tous les jours, favoriser un sommeil de qualité, des émotions positives, la sérénité, une alimentation saine et riche en fruits et légumes qui apporte à l’organisme les micronutriments essentiels à la santé. 
Une alimentation équilibrée est la meilleure façon de prendre soin de votre corps. Elle apporte l’énergie et permet le renouvellement cellulaire. Elle contribue au bon fonctionnement de vos défenses immunitaires. L’eau est essentielle, elle constitue environ 65% de votre corps. 

eau

Il faut veiller à boire en suffisance. Bien s’hydrater favorise l’élimination des déchets de votre organisme. Foie, reins, intestins, peau et poumons sont les grands organes de l’élimination. Il est important de veiller à leur bon fonctionnement en étant bien accompagné par un praticien de santé naturelle.

Donner un coup de pouce à son organisme

Le Laboratoire Lorica a mis au point des compléments alimentaires qui aident à combler les carences nutritionnelles grâce à l’utilisation des meilleurs ingrédients et à ses produits naturellement biocompatibles et biodisponibles. 
Myriaflor®, Protectum®, ActivHépato® aident les personnes à reprendre le contrôle de leur corps, sans carences alimentaires et sans fatigue excessive.  
Leur association est recommandée pour un résultat optimum.

Privé : Myriaflor® (30 Sticks)

Myriaflor® (Pot)

Myriaflor®, par son apport en bactéries lactiques spécifiques résistantes et leurs facteurs de croissance, contribue à l’équilibre de la flore intestinale.

Myriaflor® participe à la réduction de la fatigue (grâce au magnésium), soutient les défenses immunitaires (grâce au zinc) et le métabolisme énergétique (grâce aux vitamines B6 et B12).

Présenté en stick de 10 g ou en pot de 181 grammes, il se prend le soir au coucher ou le matin 15 minutes avant le repas.

Il est garanti sans édulcorants.

Protectum®

Protectum® réunit polyphénols et nutriments spécifiques pour soutenir le métabolisme énergétique normal (grâce à la vitamine C) et les défenses naturelles (grâce aux vitamines A et C).

Protectum® contribue à protéger vos cellules contre le stress oxydatif (grâce au zinc et au romarin). Il est recommandé aux personnes fatiguées ou pratiquant un sport intense.

3 à 6 gélules par jour à prendre en deux prises aux repas. 

Il est garanti sans lactose, sans édulcorants et les gélules sont végétales.

ActivHépato®

ActivHépato®, grâce au pissenlit et autres plantes associées comme le chardon-Marie et le schisandra, soutient la fonction hépatique normale. Il détoxifie l’organisme et favorise l’élimination urinaire (grâce au pissenlit). Il contribue aussi à la protection des cellules contre le stress oxydatif (grâce au sélénium). 

3 à 6 gélules en 1 ou 2 prises, 15 minutes avant le repas.


Il est garanti sans lactose, sans édulcorants et les gélules sont végétales.

Myriaflor®, Protectum®, ActivHépato®, trois compléments nutritionnels issus de la recherche du Laboratoire Lorica pour une action efficace sur le métabolisme.

Des compléments alimentaires pour toute la famille !

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Bonne rentrée les enfants ! https://ovh.lorica.fr/bonne-rentree-les-enfants/ Fri, 01 Sep 2023 12:18:11 +0000 https://lorica.fr/?p=11704 Bonne rentrée les enfants ! On y pense déjà et c’est une bonne chose. La rentrée est un événement important...

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Bonne rentrée les enfants !

complement alimentaire enfant

On y pense déjà et c’est une bonne chose. La rentrée est un événement important dans la vie de votre enfant – et la vôtre – et il doit l’aborder dans les meilleures conditions. Le changement de rythme entre vacances et école peut engendrer des perturbations de son organisme et des coups de fatigue dès les premiers jours de classe.

Pour bien commencer l’année, petit récapitulatif des bonnes pratiques :

> Adaptez son alimentation aux besoins de son organisme en Oméga 3, vitamines et oléagineux. Privilégiez les petits poissons gras, les fruits secs – amandes, noix, noix de cajou –, les fruits frais, les agrumes et les légumes de toutes les couleurs !

> Dans les jours qui précèdent la rentrée, il est nécessaire de mettre en place des heures de sommeil respectueuses du rythme de votre enfant, de son âge et des exigences d’une vie d’écolier.

> Pensez sport ! Choisissez avec lui des activités physiques qui l’aideront dans son développement, lui permettront d’évacuer les tensions et de se défouler après de longues heures de travail assis et concentré.

> Ne surchargez pas son emploi du temps avec trop d’activités. Même si son enthousiasme lui donne envie de les essayer toutes ! Pensez à lui aménager des temps de pause, de tranquillité pour se ressourcer.

Si votre enfant est sujet, à chaque rentrée, au stress et aux coups de fatigue, pourquoi ne pas anticiper et préparer le terrain ?

– Donnez un coup de pouce à son organisme
– Préservez son taux de magnésium

Germag® offre un apport en magnésium hautement assimilable dont les vertus sur la fatigue sont bien connues. Lorica y a ajouté des vitamines ainsi que du cuivre, du chrome et du manganèse.
Germag® est garanti sans gluten, sans lactose et sans édulcorant.

Ce complément alimentaire contribue à réduire la fatigue (magnésium) et à préserver l’énergie (vitamines B2, B3, B5, B6, B12 et C), aide à mieux gérer la sensibilité grâce au magnésium. Il entretient aussi les défenses naturelles (cuivre, sélénium, zinc) souvent mises à mal durant l’hiver.

Veillez au bon équilibre de son microbiote

On connaît aujourd’hui l’incidence du microbiote intestinal sur l’ensemble de notre organisme.
Myriaflor® apporte à la fois les probiotiques qui enrichissent cette flore et les prébiotiques qui les nourrissent (apport d’au moins de 15 milliards de bactéries de 8 souches différentes pour 9 g).
Complémenté en vitamines et minéraux, lactoferrine, oligoéléments, acides gras et acides aminés, Myriaflor® participe à un métabolisme énergétique normal (magnésium, vitamines B2, B3, B5, B6, B12 et C) et une immunité normale (zinc, cuivre, sélénium, vitamines A, B6, B9, B12 et C).
Myriaflor® est garanti sans gluten et sans édulcorant.

Germag® et Myriaflor® sont disponibles en sachets de poudre dispersible, facile à consommer par l’enfant.

> La dose optimale de Germag® pour les enfants de plus de 3 ans, est de 5,7 g soit 2 cuillères à café par jour.

> La dose optimale de Myriaflor® pour les enfants de plus de 3 ans, est de 9 g soit 3 cuillères à café par jour.

compléments alimentaires

Depuis plus de trente ans, le Laboratoire Lorica veille sur le bien-être des consommateurs qui lui font confiance.

Pour Lorica, la qualité prime sur la quantité.
Le Laboratoire assure une sélection méticuleuse des meilleurs ingrédients qui entrent dans la composition de ses compléments alimentaires. Ils répondent aux critères de qualité scientifique indispensables pour une biocompatibilité naturelle garantissant des produits de haute valeur nutritive. La fabrication des compléments alimentaires Lorica se fait dans le respect de la charte Qualité et garantit la naturalité de ses produits.

Laboratoire Lorica, des compléments alimentaires pour toute la famille !

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Les probiotiques : Vos 3 minutes solutions bien-être ! https://ovh.lorica.fr/probiotiques/ Wed, 26 Jul 2023 08:00:00 +0000 https://lorica.fr/?p=10711 Les probiotiques : Vos 3 minutes de conseil Bien-être ! La surcharge d’informations peut rendre difficile la prise de décisions...

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Les probiotiques : Vos 3 minutes de conseil Bien-être !

intestins 1

La surcharge d’informations peut rendre difficile la prise de décisions éclairées sur ce qui est le mieux pour vous. Les podcasts Lorica vous offrent la solution idéale pour en savoir plus sur le rôle des compléments alimentaires sans passer des heures à faire des recherches.

Comment et quand prendre des probiotiques ?
Adeline répond à vos questions dans ce podcast.

Le laboratoire Lorica met à votre disposition un Guide d’utilisation des probiotiques à télécharger via ce bouton :

Laboratoire Lorica, des compléments alimentaires pour toute la famille.

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Peau, miroir de l’organisme https://ovh.lorica.fr/peau-miroir-de-lorganisme-beaute/ Tue, 23 May 2023 05:45:00 +0000 https://lorica.fr/?p=9342 Peau, miroir de l’organisme Si les yeux sont le reflet de l’âme, la peau pourrait bien être celui de l’organisme...

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Peau, miroir de l'organisme

Si les yeux sont le reflet de l’âme, la peau pourrait bien être celui de l’organisme tout entier !
Les aspects extérieurs de la peau sont souvent le reflet de ce qui se passe à l’intérieur. 

Naturopathe et formatrice, Maeva MÈNE aborde dans ce Mes solutions Bien-être les thèmes suivants :
– À la découverte de la peau et des ses secrets
– L’axe intestin – peau
– L’axe cerveau – peau
– Les solutions naturelles

Pour visionner Peau, miroir de l’organisme cliquez sur l’image ci-dessous. 
Durée 29 min.

Le laboratoire Lorica, des compléments alimentaires pour toute la famille !

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90% de la population française est carencée en oméga 3  https://ovh.lorica.fr/omega-3/ Mon, 06 Mar 2023 16:40:39 +0000 https://lorica.fr/?p=6271 90% de la population française est carencée en oméga 3 Troubles de l’humeur et/ou cardiovasculaires, déséquilibres hormonaux, thyroïdiens, manques de...

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90% de la population française est carencée en oméga 3

alimentation omega 3

Troubles de l’humeur et/ou cardiovasculaires, déséquilibres hormonaux, thyroïdiens, manques de fertilité… de nombreux troubles sont associés en cause ou en conséquence à un déséquilibre en Oméga 3 !

Naturopathe et formatrice, Maeva MÈNE aborde dans ce Mes solutions Bien-être les thèmes suivants :

– Généralités sur les Oméga 3

– Que penser de l’apport en Oméga 3 végétaux ?

– D’autres utilités pour les Oméga 3 ?

– Quel est l’intérêt d’une supplémentation en Oméga 3 ?

Pour visionner L’importance des oméga 3, cliquez sur l’image ci-dessous.
Durée 24 min.

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Le rôle de l’index glycémique dans la prise de poids https://ovh.lorica.fr/le-role-de-lindex-glycemique-dans-le-prise-de-poids/ Thu, 23 Dec 2021 14:17:00 +0000 https://lorica.fr/?p=2548 Le rôle de l’index glycémique dans la prise de poids Découvrez dès à présent les conseils de Maeva MENE, naturopathe, iridologue, certifiée...

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Le rôle de l’index glycémique dans la prise de poids

Découvrez dès à présent les conseils de Maeva MENE, naturopathe, iridologue, certifiée OMNES, qui répond aux questions d’Elodie PEREZ, conseillère naturopathe du Laboratoire Lorica, sur l’index glycémique et son rôle dans le contrôle du poids.

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